Glucksmann veut encore plus d’armes pour l’Ukraine, les autres bafouillent

À cinq jours du premier tour de la primaire PS-EELV, Raphaël Glucksmann assume une ligne pro-ukrainienne radicale. Les autres candidats, eux, cherchent leur position. Pendant ce temps, l’Ukraine s’enfonce dans une guerre sans issue claire. Qui a encore les idées claires ?

Publié le 5 octobre 2026 à 10:01
Glucksmann veut encore plus d’armes pour l’Ukraine, les autres bafouillent

Le débat où personne ne veut vraiment trancher sur l’Ukraine

C’est un chiffre qui claque : 45 milliards d’euros promis par l’UE depuis 2022 pour l’Ukraine. 45 milliards. Soit l’équivalent du budget annuel de la France pour l’éducation. Et ce soir, sur BFM, Raphaël Glucksmann balance, sans filtre : « Il faut augmenter l’aide militaire, maintenant. » Pas de demi-mesure. Pas de « on verra ». Juste un : « Poursuivre, et même renforcer. » Comme si c’était une évidence. Comme si la question n’était même plus ouverte.

Mais c’est faux.

Et ça, aucun des autres candidats n’ose le dire. Pas Olivier Faure, qui reste dans le flou d’un « soutien indéfectible » sans préciser quoi que ce soit. Pas Marine Tondelier, qui parle d’« équilibre » sans jamais expliquer comment on équilibre une guerre. Pas même David Cormand, qui se cache derrière des « discussions européennes » comme si c’était une excuse. Glucksmann, lui, assume. Et ça dérange.

Pourquoi Glucksmann ose ce que les autres évitent

Il y a deux façons de voir ce débat. La première, c’est de croire que Glucksmann joue les héros. La seconde, c’est de comprendre qu’il est le seul à avoir une ligne claire. Et ça, c’est un problème pour les autres.

Parce que la réalité, c’est que l’Ukraine est dans une impasse. Les livraisons d’armes occidentales ralentissent, les pertes sont lourdes, et personne ne sait comment finir cette guerre. Sauf Glucksmann. Lui, il assume : « On continue à armer, et on augmente. » Point. Pas de « mais il faut aussi négocier ». Pas de « il faut penser à la France ». Juste : « On donne plus. »

Pourquoi ? Parce que pour lui, l’Ukraine, c’est une cause. Pas une variable d’ajustement. Les autres, eux, ont peur. Peur de froisser l’opinion, peur de paraître trop pro-guerre, peur de perdre des voix à gauche. Glucksmann, lui, s’en fout.

Et c’est ça qui est intéressant. Parce que derrière ce débat, il y a une question plus large : la gauche peut-elle encore avoir une ligne géopolitique ? Ou est-elle condamnée à bafouiller, à faire semblant de réfléchir, pendant que les autres décident ?

L’Ukraine, ce sujet qui fend la gauche en deux

Il y a ceux qui veulent en parler. Et ceux qui préfèrent ne pas en parler.

Glucksmann, c’est le premier camp. Il assume une position pro-ukrainienne radicale, même si ça signifie s’éloigner d’une partie de la base de la gauche. « La paix, ça se construit avec des victoires militaires », a-t-il lâché ce soir. Une phrase qui résume tout. Parce que pour lui, la paix, c’est d’abord gagner la guerre. Pas négocier à tout prix. Pas faire semblant d’écouter Poutine.

Et puis il y a les autres. Ceux qui tournent autour du pot. Olivier Faure, par exemple, qui parle de « solidarité » sans jamais dire « armes ». Marine Tondelier, qui évoque « la souveraineté ukrainienne » sans jamais préciser comment on la défend. Comme si le mot « armement » était tabou.

Pourquoi cette timidité ? Parce que la gauche a peur. Peur de passer pour pro-guerre. Peur de perdre des électeurs. Peur de devoir choisir entre l’Ukraine et la France. Mais Glucksmann, lui, choisit. Et ça, ça fait mal.

Ce que personne ne dit sur l’aide militaire

Il y a un détail qui saute aux yeux : personne ne parle des conséquences.

45 milliards d’euros. Des milliers de tonnes d’armes. Des soldats ukrainiens formés par l’OTAN. Et après ? Après, l’Ukraine est toujours en guerre. Après, la Russie ne plie pas. Après, l’Europe se divise.

Alors, à quoi ça sert ?

Glucksmann répond : « À affaiblir la Russie. » Les autres répondent : « Il faut négocier. » Mais personne ne dit que ça ne marche pas.

Parce que la réalité, c’est que l’Ukraine est dans une guerre d’usure. Et que plus on arme, plus on s’enlise. Mais personne n’ose le dire. Parce que reconnaître l’échec, c’est reconnaître que la stratégie occidentale est un fiasco.

Et puis il y a un autre problème : l’argent.

45 milliards, c’est beaucoup. Assez pour construire des hôpitaux en France. Assez pour relancer des industries. Mais personne ne veut en parler. Parce que parler de l’argent, c’est parler des priorités. Et là, personne n’a envie de trancher.

La primaire, c’est aussi un test de cohérence

Ce débat, c’est un miroir. Un miroir qui reflète les divisions de la gauche.

D’un côté, Glucksmann, qui assume une ligne claire, même si elle dérange. De l’autre, les autres, qui bafouillent, qui évitent, qui cherchent leur position.

Et ça, c’est un problème. Parce que la gauche, depuis des années, se cherche une identité. Entre écologie, justice sociale et géopolitique, elle galère. Ce soir, on voit bien où elle en est.

Glucksmann, lui, il a une réponse. Même si elle est radicale. Même si elle divise. Il a une réponse.

Les autres ? Ils cherchent encore.

Alors, qui a raison ?

Personne. Et tout le monde.

Glucksmann a tort de croire que plus d’armes = victoire. Les autres ont tort de faire semblant que tout va bien.

La vérité, c’est que personne ne sait quoi faire.

L’Ukraine est dans une impasse. L’Europe est divisée. Et la gauche française, elle, est en train de se demander si elle a encore une ligne.

Ce soir, sur BFM, on a vu ça. Un débat où personne ne veut vraiment trancher. Parce que trancher, c’est choisir. Et choisir, c’est assumer.

Et ça, personne n’a envie de le faire.

Sauf Glucksmann. Lui, il assume. Même si ça dérange.

Et c’est peut-être pour ça qu’il va gagner.

Ou pas.

Parce que gagner, ce n’est pas seulement avoir une ligne. C’est aussi savoir la vendre.

Et ça, ce soir, personne n’a vraiment réussi.

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R Galaxie Rédaction

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