Les partis fédéraux rognent sur 10 milliards d’euros.

Entre baisse des dépenses et nouvelles taxes, les présidents de parti opposent des recettes radicalement différentes pour boucler le budget. Mais derrière les chiffres, ce sont des choix politiques qui tranchent.

Publié le 3 octobre 2026 à 18:00
Les partis fédéraux rognent sur 10 milliards d’euros.

Le parti X veut supprimer 20 000 postes dans la fonction publique, mais les syndicats bloquent déjà

Le président de X a sorti le grand jeu : « On va réduire les dépenses inutiles, et ça passera par des suppressions de postes dans les ministères. » Traduction : 20 000 fonctionnaires en moins, soit 1,5 milliard d’économies. Sauf que les syndicats ont déjà menacé de bloquer les ministères si un seul poste est supprimé. Résultat ? Les économies promises ne seront jamais réalisées. Pourquoi ? Parce que réduire la fonction publique, c’est toucher à ce qui fait tourner le pays, et personne n’a envie d’assumer les conséquences. Les hôpitaux vont-ils fermer ? Les écoles vont-elles manquer de profs ? Les réponses sont évidentes, mais personne ne les donne. À la place, on parle de « rationalisation ». Un mot qui cache une réalité : on va serrer la ceinture des autres, pas la sienne.

Et puis, il y a le détail qui tue. Le parti X a déjà augmenté les dépenses militaires de 3 milliards l’an dernier. Où sont passées ces économies promises ? Dans les poches des lobbies, probablement. Mais ça, personne n’en parle.

Le chiffre qui cloche : selon l’INSEE, 80 % des suppressions de postes dans la fonction publique depuis 2010 ont été compensées par des recrutements ailleurs. Autrement dit, on tourne en rond. Et cette fois, ce sera pire.

Le parti Y mise sur une taxe sur les superprofits des GAFA, mais les multinationales ont déjà leurs avocats

Côté Y, on joue la carte de la justice sociale. « Les géants du numérique paient trop peu d’impôts, alors on va leur faire cracher au bassinet. » Une taxe de 15 % sur les superprofits, soit 2,5 milliards d’euros par an. Sur le papier, c’est joli. Dans la réalité ? Les GAFA ont déjà leurs avocats en train de préparer des recours devant la Cour de justice européenne. Résultat : cette taxe ne sera jamais appliquée, ou alors après des années de procédures. Pendant ce temps, l’État perdra des milliards en recettes fiscales.

Pourtant, le parti Y a raison sur un point : ces entreprises paient effectivement très peu d’impôts. En 2022, Apple a déclaré un bénéfice de 97 milliards de dollars, mais n’a payé que 1,8 % d’impôts en France. Où est l’arnaque ? Dans le fait que personne ne veut vraiment les taxer. Parce que ça fâche, parce que ça fait fuir les investissements, parce que les autres pays font pareil. Bref, on reste dans le fantasme.

Le piège : la taxe sur les superprofits, c’est comme le vélo en libre-service. Tout le monde en parle, mais personne ne s’en sert vraiment. À la place, on va encore augmenter la TVA ou la taxe sur l’essence. Parce que c’est plus simple. Parce que ça ne fâche pas les lobbies.

Le parti Z propose de privatiser les retraites, mais les Français n’ont pas dit leur dernier mot

Le président de Z, lui, il a une solution radicale : privatiser une partie des retraites. « On va transférer 5 milliards d’euros des caisses de retraite vers des fonds privés. » Traduction : les Français vont devoir se débrouiller seuls pour compléter leur pension. Parce que le système public, c’est trop cher. Parce que les marchés, eux, ils savent mieux gérer l’argent.

Sauf que les Français ont déjà dit non, en 1995. Et en 2003. Et en 2010. Chaque fois qu’on a essayé de toucher aux retraites, ça a tourné au casse. En 2019, les manifestations ont duré des mois. En 2023, le gouvernement a dû reculer. Alors oui, le parti Z peut proposer sa réforme. Mais elle ne passera jamais. Pas comme ça.

Le vrai problème : privatiser les retraites, c’est comme vendre sa maison pour rembourser sa dette. Ça semble logique sur le papier. Mais une fois que vous avez tout perdu, vous réalisez que vous avez été floué. Et cette fois, ce sera pire, parce que les fonds privés, ils ne garantissent rien. Juste des promesses.

Le parti W veut geler les salaires des hauts fonctionnaires, mais les patrons du privé touchent déjà 200 fois plus

Côté W, on mise sur l’austérité. « On va geler les salaires des hauts fonctionnaires pendant trois ans. » Soit 800 millions d’économies. Assez pour faire baisser le déficit de 8 %. Sauf que les patrons du CAC 40, eux, ils touchent déjà en moyenne 200 fois plus qu’un fonctionnaire. En 2022, le PDG de Total a gagné 5,2 millions d’euros. Un ministre, lui, gagne 15 000 euros par mois. Où est l’équité ?

Le parti W veut faire croire que tout le monde est responsable. Que les fonctionnaires sont trop payés. Que les retraités coûtent trop cher. Mais la réalité, c’est que les vrais profiteurs, ce sont les actionnaires et les grands patrons. Et eux, on ne les touche pas. Parce que ça fâche. Parce que ça fait fuir les investisseurs. Parce que c’est plus simple de serrer la ceinture des autres.

Le détail qui saute aux yeux : en 2021, les 1 % les plus riches ont capté 22 % des revenus disponibles en France. Les 50 % les plus pauvres, eux, n’ont eu que 15 %. Et pourtant, ce sont eux qu’on demande d’économiser. Parce que c’est plus facile. Parce que ça ne fâche pas.

Le parti V veut tout et son contraire : baisser les dépenses ET augmenter les impôts

Enfin, il y a le parti V. Celui qui veut tout faire. « On va baisser les dépenses publiques ET augmenter les impôts. » Traduction : on va serrer la ceinture de tout le monde, sans toucher aux vrais problèmes. Parce que baisser les dépenses, c’est bien. Mais augmenter les impôts, c’est encore mieux. Comme ça, on fait plaisir à tout le monde.

Sauf que ça ne marche pas. Parce que si vous augmentez les impôts, les gens ont moins d’argent à dépenser. Et si vous baissez les dépenses publiques, les entreprises ont moins de clients. Résultat ? L’économie stagne. Les recettes baissent. Et le déficit, lui, il reste.

L’exemple qui tue : en 2012, le gouvernement a augmenté la TVA de 19,6 % à 20 %. Résultat ? Les recettes fiscales ont baissé de 3 milliards d’euros, parce que les ménages ont moins consommé. Et aujourd’hui, on recommence. Parce que personne n’a appris de ses erreurs.

Le vrai jeu : qui va payer, et qui va décider ?

Derrière toutes ces propositions, il y a une question simple : qui va payer ? Les fonctionnaires ? Les retraités ? Les classes moyennes ? Les riches ? La réponse est évidente : ce seront toujours les mêmes. Parce que toucher aux vrais responsables des déséquilibres, ça fâche. Ça fait fuir les investisseurs. Ça risque des élections.

Alors on fait semblant. On propose des réformes qui ne passeront jamais. On parle d’économies sans jamais toucher aux vrais postes de dépenses. On taxe les pauvres et on laisse les riches tranquilles.

Le piège final : aucun de ces partis ne propose une vraie solution. Parce qu’une vraie solution, ça voudrait dire choisir. Ça voudrait dire dire non aux lobbies. Ça voudrait dire assumer des conséquences politiques. Et personne n’a envie de ça.

Alors on reste dans le fantasme. Dans les promesses creuses. Dans l’hypocrisie.

Et pendant ce temps, les 10 milliards d’euros, eux, ils attendent toujours.

La dernière question : si personne ne veut vraiment réduire le déficit, alors à quoi servent ces débats ? À masquer l’évidence : le vrai problème, ce n’est pas l’argent. C’est le pouvoir. Et celui qui le détient ne veut pas le lâcher.

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R Galaxie Rédaction

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