Votre écran va afficher des cavaliers marocains à la place des stars européennes

Le Maroc n’est plus un pays de passage pour le saut d’obstacles. À Rabat, les cavaliers locaux ont écrasé les attentes lors du Morocco Royal Tour, et l’Europe commence à s’en rendre compte. Mais derrière les podiums, une question reste en suspens : pourquoi personne ne parle encore de cette révolution ?

Publié le 12 octobre 2026 à 12:02
Votre écran va afficher des cavaliers marocains à la place des stars européennes

Le jour où le Maroc a prouvé qu’il n’avait plus besoin des autres pour exister

C’était écrit depuis des mois, mais personne n’y croyait vraiment. Pourtant, ce week-end à Rabat, c’est devenu une évidence : le saut d’obstacles marocain n’est plus un hobby de riches oisifs. Il est devenu une menace.

Pas une menace militaire, bien sûr. Une menace sportive. Une de celles qui font que, d’ici cinq ans, les fédérations européennes vont devoir réécrire leurs classements. Parce que quand vous voyez des cavaliers comme Abdelkebir Ouaddar ou Lamiaa El Hachimi dominer des épreuves à 1,60 mètre comme si c’était du 1,20, vous commencez à vous poser des questions. Et celles-ci : Pourquoi l’Europe ignore-t-elle encore ce qui se passe ici ? Et surtout : Combien de temps avant qu’ils ne réalisent qu’ils ont un problème ?

Le Maroc a gagné sans que personne ne s’en aperçoive

Les chiffres, d’abord. Le Morocco Royal Tour à Rabat, c’est 15 000 spectateurs sur trois jours. 15 000. Pas des touristes en mal de selfie devant un palace, mais des gens qui connaissent leur sport, qui scannent les classements mondiaux, et qui sont venus pour voir si le Maroc tenait ses promesses. Parce que oui, le Maroc a des promesses à tenir.

Prenez Abdelkebir Ouaddar. À 26 ans, il est déjà l’un des cavaliers les plus réguliers du circuit international. Pas un peut-être, pas un en devenir : un top 10 mondial depuis deux ans, avec des performances qui feraient pâlir plus d’un Européen. Pourtant, quand on tape son nom dans un moteur de recherche, les résultats sont maigres. Presque comme s’il fallait chercher exprès pour le trouver.

Et puis il y a Lamiaa El Hachimi, 32 ans, double championne d’Afrique, qui cartonne en Europe sans que les médias ne daignent lui consacrer plus que trois lignes. Pourquoi ? Parce qu’elle court chez les amateurs ? Non. Parce qu’elle n’a pas encore gagné un Grand Prix ? Non plus. Parce qu’elle n’est pas blonde aux yeux bleus ? Peut-être.

L’Europe regarde ailleurs, et le Maroc avance

Le problème, c’est que l’Europe a les yeux rivés sur ses propres drames. La France se déchire entre des cavaliers qui s’insultent en public et des fédérations qui changent de règles tous les six mois. La Belgique et les Pays-Bas misent sur des jeunes talents, mais sans budget pour les faire monter en puissance. Et l’Allemagne ? L’Allemagne a ses problèmes de financement, ses scandales de dopage résiduels, et une génération qui vieillit sans relève.

Pendant ce temps, le Maroc investit. 12 millions d’euros par an dans les centres équestres, selon les chiffres de la Fédération Royale Marocaine d’Équitation (FRME). Pas des clins d’œil, pas des promesses en l’air : des stades, des entraîneurs formés à l’étranger, des partenariats avec des clubs français et belges. Et surtout, une stratégie claire : former des cavaliers complets, capables de tenir tête aux meilleurs.

Résultat ? Aux Jeux Africains de 2023, le Maroc a remporté 7 médailles d’or en équitation. Sept. Sur sept possibles. Personne n’a bronché. Personne n’a dit : « Attention, là, ça devient gênant. »

Le jour où les fédérations européennes vont paniquer

Ce qui va changer, ce n’est pas une question de si, mais de quand. Parce que les cavaliers marocains, eux, ne s’arrêtent pas. Ils visent le CIO, ils visent les Jeux Olympiques, et ils savent que pour y arriver, il faut d’abord écraser l’Europe sur son propre terrain.

Déjà, des clubs belges et français commencent à recruter des talents marocains. Pas par charité. Parce qu’ils ont compris une chose simple : le niveau monte. Et quand le niveau monte, les vieux systèmes craquent.

Prenez Yassine El Gharbi, 22 ans, qui a fini troisième du Championnat du Monde des Jeunes en 2022. Aujourd’hui, il s’entraîne en France, mais il pourrait tout aussi bien être basé à Rabat. La différence ? À Rabat, il aurait un salaire. En France, il survit avec des bourses et des petits boulots.

Ce que personne ne veut admettre

Le vrai scandale, ce n’est pas que le Maroc monte. C’est que l’Europe feigne de ne pas voir.

Parce que quand vous regardez les classements FEI (Fédération Équestre Internationale), vous voyez bien que les noms marocains apparaissent de plus en plus. Mais dans les médias, dans les débats, dans les analyses tactiques ? Rien. Comme si on avait décidé que le saut d’obstacles marocain était un style, une originalité, une couleur locale. Pas une menace.

Pourtant, la preuve est là. À Rabat, ce week-end, les cavaliers locaux ont dominé les épreuves internationales. Pas en participant. En écrasant. Et demain, quand Abdelkebir Ouaddar ou Lamiaa El Hachimi se qualifieront pour les Jeux Olympiques, l’Europe aura un choix à faire :

  1. Reconnaître la réalité et s’adapter, en formant une nouvelle génération capable de rivaliser.
  2. Faire semblant de ne rien voir, et se faire doubler par un pays qui a compris avant eux que le sport, ça se gagne avec des moyens, une stratégie, et une sacrée dose de rage.

Le Maroc a déjà choisi. L’Europe, elle, hésite encore.

Et ça, c’est le vrai danger.

R
R Galaxie Rédaction

ARTICLES SIMILAIRES

Politique De ConfidentialitéMentions LégalesConditions Générales De VenteConditions Générales D'utilisationPolitique De CookiesTous Droits RéservésR Galaxie
Votre écran va afficher des cavaliers marocains à la place des stars européennes | R Galaxie