Votre Mitsubishi électrique perd 200 km d’autonomie sans que ça change grand-chose

Mitsubishi ajoute une version LFP à 67 kWh à son Eclipse Cross électrique, avec 472 km d’autonomie. Une autonomie en baisse, mais un prix plus accessible. Est-ce une vraie révolution ou un simple ajustement de marché ?

Publié le 16 septembre 2026 à 22:08
Votre Mitsubishi électrique perd 200 km d’autonomie sans que ça change grand-chose

Le constructeur japonais vient de sortir une version plus petite de son SUV électrique. 67 kWh, 472 km d’autonomie WLTP, et un prix qui devrait baisser. Mais ça ne change pas grand-chose.

Pourquoi ? Parce que le marché des SUV électriques est déjà saturé de modèles avec des autonomies entre 400 et 500 km. Et que les clients, eux, ne courent pas après les kilomètres. Ils veulent du prix, de la praticité, et une batterie qui dure. Pas un chiffre qui clignote sur l’écran.

Le vrai problème, c’est Renault.

Mitsubishi n’invente rien. Son Eclipse Cross électrique, c’est un peu le cousin pauvre du Renault Scénic électrique. Même plateforme, même architecture. Sauf que Mitsubishi a choisi de jouer la carte de la sobriété. Et ça, c’est malin.

Pourquoi ? Parce que les batteries LFP (ces fameuses batteries sans cobalt) sont moins chères, plus sûres, et plus faciles à recycler. Mais elles ont un défaut : elles stockent moins d’énergie. 67 kWh contre 70 kWh pour le Scénic. Soit 8 km d’autonomie en moins.

8 km, c’est rien.

Sauf que Mitsubishi mise sur autre chose : le prix. Une batterie LFP, c’est moins cher à produire. Donc le constructeur peut baisser le prix de vente. Et ça, c’est un argument qui parle.

Le marché ne veut plus payer 50 000 euros pour 500 km.

Les chiffres de l’Union des Industries de l’Automobile (UIA) le confirment : en Europe, 60 % des acheteurs d’électriques cherchent des modèles à moins de 40 000 euros. Et Mitsubishi le sait.

Alors oui, l’Eclipse Cross perd 200 km par rapport à sa version 88 kWh. Mais il gagne en accessibilité. Et ça, c’est ce qui compte.

Le vrai jeu, c’est la guerre des prix.

Derrière cette annonce, il y a une stratégie claire : faire baisser le prix moyen des SUV électriques. Mitsubishi ne veut pas être le dernier à la fête. Et avec la LFP, il a un atout.

Mais attention : ce n’est pas une révolution.

Les batteries LFP existent depuis des années. Tesla les utilise depuis 2020. Alors pourquoi Mitsubishi met-il tant de temps à les adopter ?

Parce que les constructeurs japonais sont souvent en retard sur les tendances. Et parce que la LFP, c’est aussi un pari sur l’avenir.

Les régulateurs européens poussent pour des batteries plus durables, moins polluantes. La LFP, c’est compatible.

Mais est-ce que ça suffit ?

Pas sûr. Parce que le vrai défi, c’est l’autonomie.

Même avec une batterie LFP, un SUV reste gourmand. Et les clients veulent toujours plus de kilomètres.

Alors Mitsubishi mise sur autre chose : le prix.

Et ça, c’est un angle malin. Parce que le marché ne veut plus payer cher pour de l’électrique.

Le Scénic électrique coûte 45 000 euros.

L’Eclipse Cross, lui, devrait descendre sous les 40 000 euros. Avec une autonomie presque identique.

Est-ce que ça va marcher ?

Difficile à dire. Mais une chose est sûre : Mitsubishi ne veut pas rater le coche.

Et vous, vous allez acheter ?

Pas forcément. Parce que l’électrique, ce n’est pas que des kilomètres.

C’est aussi des bornes, des prix, des garanties. Et là-dessus, Mitsubishi a encore du travail.

Le vrai enjeu, ce n’est pas l’autonomie.

C’est la crédibilité. Et Mitsubishi doit encore prouver qu’il peut tenir ses promesses.

Car pour l’instant, son Eclipse Cross reste un SUV électrique comme les autres.

Avec une batterie moins chère, mais pas forcément plus convaincante.

Pourquoi les constructeurs japonais jouent-ils la carte de la LFP maintenant ?

Parce que le marché les force à le faire. Les batteries cobalt, c’est fini.

Les prix du cobalt ont explosé. Et les régulateurs européens veulent des voitures plus propres, plus durables.

Alors les constructeurs n’ont pas le choix.

Ils doivent passer à la LFP. Même si ça signifie perdre un peu d’autonomie.

Le problème, c’est que la LFP a une densité énergétique plus faible.

Donc pour avoir la même autonomie, il faut une batterie plus grosse. Ou accepter de rouler moins loin.

Mitsubishi a choisi la deuxième option.

Et ça, c’est un pari. Parce que les clients veulent toujours plus.

Mais est-ce qu’ils sont prêts à payer pour ça ?

Pas sûr. Parce que le marché de l’électrique est en train de changer.

Les gens ne veulent plus payer 50 000 euros pour 500 km. Ils veulent des voitures pratiques, pas des jouets.

Et Mitsubishi le sait.

Alors il mise sur la LFP. Pas pour l’autonomie, mais pour le prix.

Est-ce que ça va marcher ?

Peut-être. Mais une chose est sûre : le jeu a changé.

Et les constructeurs qui ne l’auront pas compris seront laissés pour compte.

Ce que ça change pour vous (et ce que ça ne change pas)

Si vous cherchez un SUV électrique à moins de 40 000 euros, l’Eclipse Cross est une option.

Mais attention : ce n’est pas une révolution.

Vous aurez une autonomie correcte, mais pas exceptionnelle. Et une batterie LFP, qui se recharge moins vite qu’une batterie classique.

Alors pourquoi choisir ?

Parce que Mitsubishi propose un bon rapport qualité-prix. Et parce que la LFP, c’est l’avenir.

Mais si vous voulez rouler à 500 km sans vous soucier des bornes, allez voir ailleurs.

Le vrai choix, ce n’est pas entre Mitsubishi et Renault.

C’est entre payer cher pour une grande autonomie… ou payer moins pour une voiture plus accessible.

Et là, Mitsubishi a fait son choix.

Le piège des autonomies gonflées

Les constructeurs aiment parler d’autonomie. Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est que ces chiffres sont souvent optimistes.

Le WLTP, c’est une norme. Mais dans la vraie vie, vous roulerez moins loin.

Alors 472 km, c’est bien. Mais en hiver, avec des trajets courts, vous tomberez à 350 km.

Et ça, Mitsubishi ne vous le dira pas.

Le problème, c’est que personne ne vérifie.

Les clients achètent sur la base des chiffres affichés. Et les constructeurs savent très bien que personne ne fera le calcul réel.

Alors ils jouent avec les chiffres.

Et Mitsubishi, avec sa LFP, ne fait pas exception.

Mais est-ce que ça vous dérange ?

Pas forcément. Parce que le prix, lui, est réel.

Et ça, c’est ce qui compte.

La vraie question : et après ?

Mitsubishi a fait son choix. Et les autres constructeurs vont suivre.

Parce que la LFP, c’est l’avenir. Et les batteries cobalt, c’est fini.

Alors préparez-vous à voir plus de SUV électriques avec des autonomies réduites.

Mais attention : ça ne veut pas dire que les prix vont baisser.

Ça veut dire que les constructeurs vont essayer de vous faire croire que vous avez fait une bonne affaire.

Alors méfiez-vous.

Parce que dans l’électrique, comme ailleurs, le vrai prix, c’est celui que vous payez à la fin.

Et pas celui qui est affiché sur l’écran.

La dernière idée qui reste

L’électrique n’est pas une question d’autonomie. C’est une question de compromis.

Vous voulez rouler loin ? Vous payez cher. Vous voulez payer moins ? Vous acceptez des concessions.

Mitsubishi a choisi son camp. Et vous, vous avez le vôtre.

Alors choisissez bien. Parce que dans ce jeu-là, il n’y a pas de gagnants.

Juste des gagnants et des perdants.

R
R Galaxie Rédaction

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