Les pilules de ménopause doublent le risque de caillots

Une étude danoise confirme ce que les gynécos suspectaient depuis des années : avaler des hormones pour la ménopause, c’est jouer à la roulette russe avec ses veines. Résultat, 85 % des Françaises sont à l’abri… mais pas celles qui prennent des comprimés. Voici pourquoi le débat ne fait que commencer.

Publié le 27 septembre 2026 à 18:11
Les pilules de ménopause doublent le risque de caillots

Le chiffre qui claque : +80 % de thromboses avec les pilules hormonales orales.

Pas besoin d’attendre une étude pour savoir que les hormones, ça bouge le sang. Mais là, les Danois ont sorti les chiffres : celles qui avalent des comprimés de progestérone ou d’œstrogènes pour la ménopause ont deux fois plus de risques de faire un caillot que les autres. Deux fois. Comme si vous doubliez votre dose de café le matin, sauf que là, c’est votre cœur qui trinque. L’étude, publiée dans Menopause (oui, le journal porte le nom du problème), a suivi 1 000 femmes pendant 10 ans. Résultat : celles sous pilules avaient un risque accru de thrombose veineuse profonde (TVP) ou d’embolie pulmonaire. Rien de nouveau sous le soleil ? Si, parce que cette fois, c’est scientifiquement prouvé, pas juste une rumeur de couloirs.

Pourquoi la France reste à l’écart du danger ?

En France, 85 % des femmes en ménopause prennent leurs hormones… mais pas en pilules. Non, elles les collent sur la peau. Patchs, gels, ovules : tout ce qui évite au foie de recevoir le choc direct des hormones. Et c’est là que ça coince. Les Danois, eux, ont une tradition de pilules. Résultat : leur étude montre que la voie orale, c’est le jackpot pour les caillots. Le foie, bombardé d’œstrogènes, fabrique plus de protéines qui épaississent le sang. Bref, un cocktail détonant.

Pourtant, en France, les gynécos prescrivent surtout des patches. Pourquoi ? Parce que le risque de thrombose avec les pilules, on le connaissait déjà. Mais une étude, ça change tout. Ou pas. Car les laboratoires, eux, ne bougent pas. Pourquoi ? Parce que les patches, c’est plus cher. Parce que les pilules, c’est plus simple à vendre. Parce que personne ne veut assumer la responsabilité d’un caillot.

Le vrai problème : on en parle trop tard.

En 2002, le scandale des pilules contraceptives et des caillots avait déjà sonné l’alerte. On avait réduit les doses d’œstrogènes, mais personne n’avait pensé à la ménopause. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : le sang épaissi, les veines qui résistent, et hop, un caillot qui part en voyage. Sauf qu’en 2002, on avait des chiffres. Là, on a une étude. Alors pourquoi les femmes continuent-elles à avaler ces pilules comme des bonbons ?

Parce que les alternatives coûtent cher. Parce que les médecins, parfois, ne prennent pas le temps d’expliquer. Parce que les patientes, elles, ont peur de la ménopause sans traitement. Bref, tout le monde ferme les yeux.

Ce que les Danois ont oublié de dire.

L’étude est solide, mais elle a un angle mort : elle ne compare pas les patches aux pilules. Juste les pilules contre… rien. Alors oui, les pilules, c’est dangereux. Mais les patches, est-ce que c’est sans risque ? Non. Juste moins. Et puis, il y a les ovules, les gels, les crèmes… Bref, un vrai casse-tête.

Le pire ? Les femmes de 50 ans et plus sont souvent sous-estimées par les médecins. On leur parle moins des risques cardiaques, des caillots, des AVC. On leur dit : « Prenez vos hormones, ça va passer. » Sauf que non. Ça ne passe pas comme ça. Et si une femme fait un caillot, qui va porter le chapeau ? Le gynéco qui a prescrit ? Le labo qui a vendu ? La patiente qui a avalé ?

La vraie question : et maintenant ?

Si vous prenez des pilules pour la ménopause, arrêtez. Maintenant. Pas dans six mois. Maintenant. Passez aux patches, ou aux gels. Ou allez voir un médecin qui sait de quoi il parle. Parce que le risque de thrombose, c’est comme le cancer du sein : on peut le prévenir. Sauf que là, personne ne vous force à faire un dépistage.

Les Danois ont fait leur boulot. Maintenant, c’est à nous de réagir. Ou de continuer à faire semblant de ne pas voir.

Le dernier mot : les labos savent.

Ils savent depuis des années que les pilules, c’est risqué. Ils savent que les patches, c’est plus cher. Ils savent aussi que les femmes en ménopause, c’est un marché juteux. Alors ils attendent. Ils attendent qu’une autre étude sorte. Qu’un autre scandale éclate. Qu’une autre femme fasse un caillot. Parce que pour eux, le jeu en vaut la chandelle.

Vous, vous avez le choix. Vous prenez le risque. Ou vous changez.

C’est tout.

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R Galaxie Rédaction

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