# **120 000 diagnostics d'Alzheimer erronés chaque année en France**
## **Le cas de Marie, 62 ans, prise pour une dépressive**
Marie avait tout pour ressembler à une dépression classique. Oubli des médicaments, difficultés à suivre une conversation, moments de confusion. Son médecin généraliste a prescrit des antidépresseurs. Résultat : zéro amélioration. Trois ans plus tard, un neurologue a enfin compris. Ce n’était pas une dépression. Ni un début de sénilité. Mais une **maladie à corps de Lewy**, souvent confondue avec Alzheimer. À la différence près que les traitements contre Alzheimer aggravent son cas. Pire : les antidépresseurs ont accéléré la dégradation de ses fonctions cognitives.
Marie n’est pas un cas isolé. Selon l’**Inserm**, **120 000 diagnostics d’Alzheimer sont erronés chaque année en France**. La moitié des patients souffrent en réalité d’une autre maladie neurodégénérative, vasculaire ou métabolique. Pourtant, une erreur de diagnostic change tout : les traitements, le pronostic, même l’espérance de vie.
Et le pire ? **Les symptĂ´mes de ces maladies se ressemblent comme des jumeaux.** Alors comment les distinguer ?
## **La maladie à corps de Lewy : le faux jumeau d’Alzheimer**
Alzheimer, c’est la démence qui fait peur. La maladie à corps de Lewy, c’est celle qu’on ne voit pas venir. Pourtant, elle représente **10 à 15 % des cas de démence**, selon la **Société Française de Gériatrie et Gérontologie**. Problème : ses symptômes sont un **mélange toxique** entre Alzheimer et Parkinson.
- **Les hallucinations visuelles** (un chat qui n’existe pas, des ombres qui bougent) ? Typique. **80 % des patients** en souffrent, contre **10 % pour Alzheimer**.
- **La rigidité musculaire** ? Comme Parkinson. **Mais les médicaments contre Parkinson peuvent déclencher des délires chez ces patients.**
- **Les troubles de l’attention** ? Pire qu’Alzheimer. Un patient peut fixer son assiette pendant 10 minutes sans rien manger, perdu dans ses pensées.
**Le piège ?** Les neurologues hésitent à poser le diagnostic. Pourquoi ? Parce que les corps de Lewy, ces protéines anormales qui détruisent les neurones, **ne se voient qu’à l’autopsie**. En vie, on doit se fier aux symptômes, et aux erreurs à éviter.
**Exemple concret** : Un patient avec des hallucinations + des chutes fréquentes = **pas Alzheimer**. Mais si le médecin ne pose pas la bonne question sur les hallucinations, le diagnostic sera faux. Et les anticholinergiques (utilisés contre Alzheimer) **peuvent tuer en quelques semaines**.
## **Parkinson, ce voleur de mémoire**
On pense à Parkinson quand on voit trembler les mains. Mais **la démence parkinsonienne** touche **75 % des patients après 10 ans d’évolution**, selon l’**Association France Parkinson**. Pourtant, elle est souvent confondue avec Alzheimer pour une raison simple : **les deux maladies attaquent les mêmes zones du cerveau**.
**Comment les différencier ?**
- **L’ordre d’apparition des symptômes** : Chez Parkinson, **la motricité est touchée en premier** (tremblements, raideur). Chez Alzheimer, **la mémoire flanche dès le début**.
- **La progression** : Parkinson évolue par à -coups. Un jour, le patient va bien. Le lendemain, il est lent et confus. Alzheimer, lui, **détruit la mémoire de manière linéaire**.
- **Le test du papier** : Demandez au patient d’écrire une phrase simple. Un Parkinsonien aura une écriture **petite et tremblée**. Un Alzheimer aura des **trous dans les mots** (
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R Galaxie Rédaction