Israël a trouvé comment le cancer résiste à la chimiothérapie

Des chercheurs israéliens ont identifié deux protéines qui protègent les cellules cancéreuses. Résultat : les traitements deviennent moins efficaces. Mais cette découverte pourrait tout changer, ou pas.

Publié le 20 octobre 2026 à 14:11
Israël a trouvé comment le cancer résiste à la chimiothérapie
  • comme l’immunothérapie, qui fait parler d’elle dans les médias. Sauf que les hôpitaux n’ont pas les moyens de généraliser ces tests. On est dans une impasse.

Pire : cette découverte pose une question simple, mais gênante. Et si les chimiothérapies actuelles étaient déjà obsolètes pour une partie des patients ?

Un oncologue français, qui a préféré rester anonyme, résume : « On donne des traitements qui ne servent à rien à des gens qui en ont besoin. Et on ne le sait même pas, parce qu’on ne cherche pas les bonnes cibles. » C’est ça, le vrai scandale.

Ce que ça change (et ce que ça ne change pas)

  1. Pour les patients ? Rien, à court terme. Les hôpitaux ne vont pas commencer à tester ABCB5 et ABCG2 demain. Les protocoles mettent 5 à 10 ans à être adoptés.

  2. Pour la recherche ? Ça pourrait tout faire basculer. Si on arrive à bloquer ces protéines avant la chimiothérapie, les taux de réussite pourraient doubler. Mais il faudrait que les labos s’y mettent.

  3. Pour les labos pharmaceutiques ? Ça signifie qu’ils ont peut-être perdu des milliards en développant des molécules inefficaces contre des cibles mal choisies. Personne ne va leur dire merci.

Le vrai problème, c’est que cette découverte tombe dans un vide. Personne ne veut assumer la responsabilité de dire : « On a raté quelque chose depuis 20 ans. »

La chimiothérapie est-elle devenue une arnaque ?

Non. Mais elle est de plus en plus inefficace contre certains cancers, sans que les médecins puissent le prouver. Parce qu’on ne teste pas les bonnes choses.

Un exemple ? Le cancer du poumon à petites cellules. 90 % des patients y résistent à la chimiothérapie classique. Pourquoi ? Parce que ABCB5 et ABCG2 sont souvent suractivées. On le sait depuis 2010. On ne fait rien.

Pourquoi ? Parce que c’est plus simple de dire « La science progresse » que « On a laissé des milliers de gens mourir parce qu’on n’a pas cherché assez loin ».

La vraie question, ce n’est pas : « Comment guérir le cancer ? » C’est : « Pourquoi met-on autant de temps à admettre qu’on ne sait pas tout ? »

Et après ?

Si cette découverte devait être appliquée demain, les protocoles de chimiothérapie seraient bouleversés. Mais ça ne se fera pas. Pas avant que les essais cliniques ne soient terminés. Pas avant que les assurances ne couvrent les tests. Pas avant que les médecins ne soient formés.

Alors, à quoi bon ?

À ça : on sait maintenant que le cancer a des boucliers. Et qu’on peut les contourner. La question, c’est de savoir si on va enfin s’y mettre.

Pas de conclusion pompeuse. Juste un fait : la prochaine fois que votre médecin vous prescrira une chimiothérapie, demandez-lui : « Est-ce que ma tumeur a des protéines ABCB5 et ABCG2 ? » S’il ne sait pas, c’est qu’il n’a pas les bonnes réponses. Et ça, ça change tout.

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R Galaxie Rédaction

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