SpaceX et Tesla flirtent avec l'inconnu

Elon Musk évoque une fusion entre SpaceX et Tesla, mais les risques sont immenses. Entre dettes, régulateurs et marchés nerveux, l'opération pourrait bien exploser avant même d'être lancée. Voici pourquoi personne ne mise vraiment sur ce coup de poker.

Publié le 21 octobre 2026 à 20:08
SpaceX et Tesla flirtent avec l'inconnu

Le marché a cru à une blague. Puis il a paniqué.

SpaceX vaut officiellement 180 milliards de dollars sur les marchés. Tesla, 500. Si on les additionne, on obtient un géant de 680 milliards. Assez pour faire trembler les Bourses. Sauf que les comptes de SpaceX sont un bordel. L’entreprise brûle de l’argent à un rythme industriel : 1,3 milliard de dollars de pertes en 2023, selon les derniers rapports. Tesla, elle, est en meilleure santé financière, mais son modèle repose sur des marges serrées et une dépendance folle à la Chine pour ses batteries. Les fusionner, ce serait comme essayer de souder un réacteur nucléaire à une voiture électrique : ça peut exploser à tout moment.

Et puis, il y a la dette. SpaceX en a contracté pour se financer, Tesla aussi, mais pas de la même manière. La première mise sur des contrats gouvernementaux (la NASA, l’armée) qui paient… parfois. La seconde compte sur des ventes de voitures, un marché saturé et ultra-compétitif. Si Musk veut jouer les Robin des Bois en sauvant l’une avec l’autre, il va se prendre une raclée. Les investisseurs le savent. Les analystes aussi. Personne ne croit vraiment à ce scénario. Sauf Musk. Et ça, c’est le vrai problème.

Pourquoi Musk joue-t-il les apprentis sorciers ?

Parce que les dettes de SpaceX étouffent. Parce que Tesla a besoin de cash pour ses robots Optimus et ses futures usines en Europe. Parce qu’Elon Musk a un ego plus gros que les deux entreprises combinées. Et parce que, depuis 2022, il a l’habitude de faire ce genre de coups de théâtre. Rappelons-nous : en 2022, il a menacé de scinder Tesla en deux si les actionnaires ne lui donnaient pas carte blanche. Résultat ? Les actionnaires ont dit non. Musk a obtenu gain de cause quand même, en rachetant des parts à tour de bras. Cette fois, il ne veut pas négocier. Il veut fusionner. Direct.

Mais les régulateurs ne sont pas dupes. La SEC (l’autorité américaine des marchés) va hurler à la manipulation. Les actionnaires de Tesla, qui détiennent déjà une majorité des parts de SpaceX via des actions gratuites, vont grogner. Et les marchés ? Les marchés vont se demander : « Mais qu’est-ce qu’il fabrique, ce type ? » Parce que fusionner SpaceX et Tesla, ce n’est pas juste ajouter deux logos. C’est créer un monstre hybride : une entreprise qui fait des voitures, des fusées, et des satellites, avec une dette à gérer, des actionnaires à contenter, et des régulateurs aux fesses.

Le vrai risque ? Un effondrement en cascade.

Imaginez : Tesla, déjà en difficulté sur le marché chinois, voit ses marges s’effondrer parce que SpaceX lui pompe des ressources pour ses lancements. SpaceX, de son côté, se retrouve avec une usine à voitures en plus de ses usines à fusées, et plus personne pour payer les factures. Les créanciers frappent à la porte. Les actionnaires fuient. Et Musk ? Lui, il sera trop occupé à tweeter pour s’en soucier.

Pourtant, une chose est sûre : si cette fusion se fait, ce ne sera pas pour les raisons qu’on croit. Pas pour « optimiser les coûts » ou « synergies ». Non. Ce sera parce que Musk a besoin d’un plan B. Parce que Tesla trébuche, que SpaceX s’enfonce, et que son empire, lui, doit tenir. Même si ça signifie danser sur un champ de mines.

Ce que les régulateurs ne veulent pas voir

La SEC a déjà un dossier épais sur Musk. Des accusations de fraude, des amendes, des promesses non tenues. Une fusion entre SpaceX et Tesla ? Ça sent le conflit d’intérêts à plein nez. Les actionnaires de Tesla pourraient se retrouver avec des parts de SpaceX sans le savoir, et vice versa. Les contrats publics de SpaceX avec la NASA ou le Pentagone pourraient être remis en cause si l’entreprise devient trop « civile ». Et les salaires ? Musk gagne déjà 56 millions de dollars par an chez Tesla. Si les deux boîtes fusionnent, son salaire pourrait exploser. La SEC va ouvrir une enquête. Les médias vont s’enflammer. Les actionnaires vont crier au scandale.

Pourtant, personne ne bouge. Parce que Musk a l’habitude de gagner. Même quand il perd.

Le scénario le plus probable ? Une fusion en plusieurs étapes.

Musk ne va pas tout mélanger du jour au lendemain. Il va commencer par des échanges d’actions, des partenariats cachés, des « optimisations » qui feront que, du jour au lendemain, Tesla possédera 80 % de SpaceX sans que personne n’ait signé de papier. Comme en 2018, quand il a transformé SpaceX en filiale de Tesla sans prévenir personne. Sauf que cette fois, les enjeux sont bien plus gros.

Et si les régulateurs bloquent ? Musk a déjà un plan. Il ira devant les tribunaux. Il accusera la SEC de « nuire à l’innovation américaine ». Il tweatera des menaces voilées. Et les médias, comme d’habitude, se jetteront sur l’histoire comme des mouches sur du miel.

La vraie question n’est pas : « Est-ce que ça va marcher ? »

C’est : « Est-ce que ça va exploser avant que Musk ne trouve un nouveau coup à jouer ? »

Parce qu’une chose est sûre : si cette fusion se fait, ce ne sera pas pour les raisons officielles. Ce sera parce que Musk a besoin de cash, de pouvoir, et qu’il est prêt à tout pour garder les deux. Même à faire couler son propre bateau.

Et vous, vous misez sur quoi ?

Sur une fusion qui ne se fera jamais ? Sur un effondrement en 2025 ? Ou sur le fait que Musk trouvera un moyen de transformer ce bordel en opportunité… comme d’habitude ?

Une chose est sûre : cette histoire ne fait que commencer. Et elle risque de mal finir.

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R Galaxie Rédaction

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