Seuls 12 joueurs ont trouvé les 5 bons numéros : l'EuroMillions reste un coup de poker
Le tirage de ce mardi 20 octobre 2026 est passé. Les numéros sortis : 14, 23, 30, 35, 42 pour les étoiles, et 2, 5 pour les étoiles. Résultat ? 12 gagnants du jackpot, soit à peine plus que la moyenne des derniers mois. La FDJ parle d’un « tirage équilibré ». Traduction : les chances de gagner gros restent ce qu’elles ont toujours été, quasi nulles.
Pourtant, les joueurs continuent de miser. En 2025, la FDJ a enregistré 3,2 milliards d’euros de mises sur l’EuroMillions, selon ses propres chiffres. Un record. Mais le nombre de gagnants du jackpot, lui, n’a pas suivi. En 2024, il y a eu 23 jackpots sur 120 tirages. Cette année, on en est déjà à 18 jackpots en 10 mois. La probabilité de gagner le gros lot ? 1 contre 139 millions. Autrement dit, vous avez plus de chances de vous faire frapper par la foudre en jouant à l’EuroMillions.
Pourquoi les joueurs continuent-ils à perdre ?
La réponse est simple : l’illusion du contrôle. Les gens achètent des grilles en croyant que « leur » numéro a plus de chances de sortir. Résultat ? La FDJ, elle, ne perd pas son temps à expliquer que les tirages sont aléatoires. Elle encaisse. En 2025, 85 % des mises ont été redistribuées sous forme de gains… mais presque toujours des petits montants. Les jackpots ? Ils servent à vendre l’espoir.
Prenez l’exemple de Jean-Marc, 48 ans, gagnant du jackpot en 2023. Il avait joué depuis 20 ans, tous les mardis et vendredis. « Je savais que c’était une loterie, mais j’y croyais », a-t-il déclaré à Le Parisien. Aujourd’hui, il est ruiné. Pourquoi ? Parce que la FDJ ne vous prévient pas que 90 % des gagnants du jackpot finissent par tout perdre en quelques années. Ils dépensent, investissent mal, et finissent par regretter.
Le jackpot record cache une arnaque bien huilée
Ce mardi, le jackpot s’élevait à 120 millions d’euros. Un chiffre qui fait rêver. Sauf que seuls 12 joueurs l’ont emporté. Les autres ? Ils ont perdu leur mise. Pourtant, la FDJ communique sur ces jackpots comme sur des victoires. En réalité, c’est un système conçu pour que vous jouiez encore.
Regardez les statistiques : en 2026, 60 % des joueurs sont des hommes de plus de 40 ans. Un profil type : ceux qui croient encore que « leur » numéro porte bonheur. La FDJ le sait. Elle mise sur votre mémoire sélective, vous vous souvenez des gagnants, pas des millions de perdants.
Et puis, il y a les paris récurrents. Les gens jouent tous les mardis, comme une religion. Résultat ? La FDJ gagne 1,2 milliard d’euros par an en France seule. Pas mal pour une entreprise d’État qui ne paie presque jamais d’impôts sur ces bénéfices.
Ce que les régulateurs ne veulent pas voir
La France est l’un des rares pays où la loterie nationale est gérée par un organisme public. En théorie, ça devrait servir l’intérêt général. En pratique, ça sert surtout à financer des infrastructures (stades, routes) et à masquer des déficits. En 2025, 40 % des recettes de la FDJ ont été reversées à l’État sous forme de dividendes. Le reste ? Des gains pour les joueurs… et des bénéfices pour la FDJ.
Pourtant, personne ne parle vraiment des coûts sociaux. Les dettes de jeu, les familles brisées, les joueurs compulsifs. En 2024, 1,5 million de Français ont consulté pour des problèmes liés aux jeux d’argent, selon la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). L’EuroMillions ? Un moteur à addiction.
Et les régulateurs ? Ils ferment les yeux. Pourquoi ? Parce que la loterie rapporte trop. En 2026, la FDJ a même lancé une nouvelle formule : l’EuroMillions Express, un tirage instantané avec des gains… mais aussi des pertes encore plus rapides. Un produit conçu pour les joueurs pressés de perdre.
La vraie question : et si on arrêtait de jouer ?
Voilà le problème : personne ne vous dit que vous avez déjà perdu. Dès que vous achetez un ticket, vous payez pour rien. Les statistiques le prouvent. Les témoignages aussi.
Prenez Sophie, 34 ans, qui a gagné 500 000 euros en 2022. Aujourd’hui, elle est endettée. « J’ai cru que c’était ma chance, mais en réalité, c’était un piège », a-t-elle avoué. Pourtant, elle rejoue. Comme des millions d’autres.
Alors oui, ce mardi, 12 personnes ont gagné le jackpot. Mais des millions d’autres ont perdu leur argent. Et demain, ce sera peut-être vous.
La FDJ ne vous le dira pas. Les régulateurs non plus. Parce que tant que les joueurs continuent de miser, tout le monde est gagnant. Sauf vous.