Equidia allume le Quinté+ de Longchamp

Manuela Jollivet tranche sur le Prix de la Galerie des Variétés. Trois chevaux à retenir, un piège à éviter, et la vraie question derrière cette course. Le 13 octobre à 13h55, ParisLongchamp joue les arbitres.

Publié le 13 octobre 2026 à 20:02
Equidia allume le Quinté+ de Longchamp

Un Quinté+ qui ne ressemble à rien

Le programme affiche 10 partants. En vrai, il y en a trois qui comptent. Pas parce qu’ils sont plus rapides, mais parce qu’ils ont une histoire. Une histoire que les bookmakers n’aiment pas.

Prenez Miremont. Le cheval de 5 ans qui a gagné le Prix de Sandringham en septembre. Un CV qui claque, sauf qu’à Longchamp, personne ne le voit. Pourquoi ? Parce que son entraîneur, Jean-Claude Rouget, mise sur des chevaux qui ne font pas de bruit. Miremont est discret, méthodique. Il attend son tour. Et c’est exactement ce qui terrifie les parieurs.

  • Les gens veulent du spectacle. Miremont, c’est pas du spectacle. C’est du travail.

C’est là que le bât blesse. À ParisLongchamp, on récompense souvent l’éclat, pas la régularité. Résultat : Miremont est à 12,5 chez la plupart des bookmakers. Une aberration. Parce que ce cheval-là, il a déjà prouvé qu’il pouvait gagner sur 1.600 mètres. Deux fois.

Le piège ? Croire que parce qu’il est peu cité, il est sûr. Non. Le vrai risque, c’est qu’il soit trop sûr. Et que les autres, ceux qui ont été surcotés, finissent par le rattraper.

Le feu orange : ceux qui paieront leur arrogance

Il y a Djebala, le poulain de 3 ans qui a cartonné au Prix de la Nonette. 10,5 chez certains. Trop beau ? Peut-être.

  • Un cheval comme ça, à cet âge, ça peut craquer. Pas parce qu’il est faible, mais parce qu’il a été trop sollicité.

Djebala a couru quatre fois en deux mois. Quatre. À 3 ans. C’est du grand n’importe quoi. Un cheval, ça a des limites. Et là, on les a ignorées.

Le deuxième feu orange, c’est Galerie des Variétés lui-même. Le vainqueur de l’année dernière. 8,5 chez la plupart. Sauf que cette année, il a été battu deux fois de suite. Deux fois. Et personne ne semble s’en soucier.

  • Un cheval qui perd deux fois de suite à ce niveau, soit il est en pleine reconstruction, soit il a un problème. On n’est pas dans le flou.

Le problème, c’est que les parieurs, eux, restent dans le flou. Ils misent sur la légende, pas sur la réalité.

Le feu rouge : celui qu’on ne voit pas

Il s’appelle Villegagnon. 40 pour 1 chez la plupart. Un outsider ? Pas vraiment. Un cheval qui a gagné trois fois cette année, dont une fois sur 1.600 mètres. Un cheval que son entraîneur, Frédéric Mathet, a préparé comme un couteau.

  • Les gens se disent : « Ah, un outsider, ça peut payer. » Sauf que Villegagnon, c’est pas un outsider. C’est un cheval qui a été mal placé. Parce que personne ne veut parier sur un cheval qui gagne sans faire de bruit.

Le vrai danger, c’est que Villegagnon soit le seul à avoir les idées claires. Les autres ? Ils courent après des mirages.

Ce que personne ne vous dira sur cette course

Les commentateurs vont vous parler de vitesse. De stratégie. De terrain. Ils ne vous parleront pas de l’argent. Parce que le Prix de la Galerie des Variétés, c’est une course où les écuries dépensent sans compter.

Une étude de France Galop (2022) montre que 60 % des chevaux engagés dans les courses de groupe à ParisLongchamp ont un budget d’entraînement supérieur à 50.000 euros par an. Soit l’équivalent de trois salaires moyens en France.

  • On achète des chevaux à prix d’or, on les fait courir comme des dératés, et après, on s’étonne s’ils craquent.

Le problème, c’est que cette course-là, elle est jouée à l’arraché. Pas entre les chevaux. Entre ceux qui savent gérer leur budget et ceux qui misent tout sur un coup de dés.

Et cette année, les dés sont pipés.

Le vrai Quinté+ commence après la course

Si vous pariez sur cette course, retenez une chose : le gagnant ne sera pas celui que tout le monde attend.

Ce sera soit Miremont, parce qu’il est sous-côté et qu’il a les reins solides. Soit Villegagnon, parce qu’il est sous-estimé et qu’il a du talent. Soit… personne. Parce que parfois, à Longchamp, la course se joue avant même le coup de pistolet.

  • Le vrai Quinté+, c’est celui qu’on ne voit pas. Celui où les écuries ont tout misé sur un cheval qui n’a pas les épaules pour porter ça.

Cette année, à 13h55, ce sera peut-être le cas. Et personne ne vous le dira avant la fin.

Le mot de la fin (et il est court)

Longchamp adore les surprises. Sauf que cette fois, la vraie surprise, ce ne sera pas le gagnant. Ce sera le nombre de chevaux qui auront tout donné… pour rien.

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R Galaxie Rédaction

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