L’E40 se transforme en piège à embouteillages

Dès samedi 20h, l’E40 sera coupée entre Sterrebeek et Bertem pour un pont en arc. Les déviations ? Un casse-tête. Voici pourquoi cette fermeture va tout bloquer, et comment l’éviter.

Publié le 10 octobre 2026 à 10:02
L’E40 se transforme en piège à embouteillages

Pourquoi cette fermeture ? Un pont en arc, bien sûr. Toujours un pont.

Mais ce n’est pas le pont qui dérange. C’est la façon dont on gère ça. Depuis des années, les travaux sur les infrastructures bruxelloises donnent l’impression d’un bricolage en retard de phase. Là, on nous sort un pont en arc, une structure qui a au moins le mérite d’être esthétique, si on aime ce style. Sauf que pour le déplacer, il faut couper la route. Et pas qu’un peu. L’E40 dans les deux sens, entre Sterrebeek et Bertem. Dès samedi 20h, jusqu’à dimanche après-midi. Soit une nuit blanche pour les routiers, et un week-end de folie pour les autres.

Le vrai problème, c’est la déviation.

On vous dit : « Prenez la N2 ou l’E314. » Super. Sauf que la N2, c’est souvent bouché. L’E314 ? Une autoroute qui part en vrille vers Louvain-la-Neuve, avec des sorties qui mènent nulle part si vous ne connaissez pas le secteur. Et les panneaux ? Ils seront là, mais ils ne suffiront pas. Parce que quand l’E40 est saturée, les gens paniquent. Ils prennent n’importe quelle route. Résultat : des bouchons en cascade, des conducteurs qui réalisent trop tard qu’ils ont pris la mauvaise direction, et des flics qui courent après les embouteillages comme des pompiers après un incendie.

Qui est responsable ? Personne. Comme d’habitude.

La Région wallonne ? Elle a prévenu, mais sans insister. Les médias ? Ils ont relayé l’info, mais sans montrer les vraies conséquences. Les GPS ? Ils vous enverront peut-être sur la déviation, mais ils ne vous diront pas que vous allez perdre deux heures. Et vous, vous serez coincé. Avec votre famille qui râle, votre réservoir qui baisse, et l’impression d’avoir été abandonné.

Le chiffre qui résume tout : 30 000 véhicules par jour sur ce tronçon.

C’est ce que la Société Wallonne des Autoroutes (SWADE) avance comme trafic moyen. 30 000 voitures, camions, deux-roues. Tous ces gens qui vont devoir se démerder. Et devinez quoi ? Les déviations ne sont pas conçues pour ça. La N2, c’est une nationale à deux voies, avec des feux, des cyclistes, et des conducteurs qui freinent pour un rien. L’E314, c’est mieux, mais ça reste une autoroute secondaire. Si tout le monde y va en même temps, ça devient un parking géant.

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est l’effet domino.

Vous pensez que ça ne vous concerne pas ? Détrompez-vous. Si vous allez à Bruxelles, que vous travaillez dans le Brabant, ou même que vous faites un détour par Louvain, vous allez être touché. Les bouchons sur l’E40, ça rejaillit partout. Les hôpitaux de Wavre ? Saturation garantie. Les usines près de Tubize ? Retards à la chaîne. Les livraisons ? En retard. Votre café du matin ? Plus chaud, parce que le camion a mis une heure de plus.

Alors, que faire ?

  1. Évitez l’E40 ce week-end. Si possible. Si vous devez absolument passer, partez plus tôt. Très, très tôt. Avant 6h du matin, si vous voulez jouer les héros.

  2. Préparez un plan B. Téléchargez les cartes hors ligne. Notez les sorties exactes sur l’E314. Et si vous voyez un panneau « Déviation », ne le suivez pas bêtement. Vérifiez d’abord où il mène.

  3. Ne comptez pas sur les transports en commun. Les trains et bus seront bondés. Les RER aussi. Si vous avez le choix, restez chez vous.

  4. Si vous êtes routier, prévoyez une nuit blanche. Les camions ont l’habitude des fermetures, mais là, c’est différent. Les déviations ne sont pas faites pour eux. Et les péages ? Certains seront fermés. D’autres saturés. Bref, un cauchemar.

Le pire, c’est que ça va recommencer.

Les travaux sur les infrastructures bruxelloises, c’est comme la pluie : ça ne s’arrête jamais. Un pont ici, un échangeur là. Toujours des fermetures, toujours des détours, toujours des conducteurs qui maudissent leur voiture en serrant le volant. Et le gouvernement ? Il promet des améliorations. Dans cinq ans. Toujours dans cinq ans.

Alors, ce week-end, faites gaffe.

Parce que sur l’E40, samedi soir, vous ne serez pas seul. Vous serez des milliers. Et personne ne viendra vous sauver.

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R Galaxie Rédaction

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