La Catalogne interdit les chauves-souris dans les villes

Les morsures de chauves-souris ont explosé de 23 % en Catalogne. Le département de la Santé lance une alerte rare : ces animaux, vecteurs de rage, ne sont plus les bienvenus dans les zones urbaines. Pourquoi cette décision brutale ? Et pourquoi personne n’en parle assez fort ?

Publié le 30 septembre 2026 à 18:13
La Catalogne interdit les chauves-souris dans les villes

La Catalogne interdit les chauves-souris dans les villes, et ça change tout pour vos balades nocturnes

C’est un chiffre qui claque : +23 % de morsures et contacts avec des chauves-souris en un an. Le département de la Santé de Catalogne vient de sonner l’alerte rouge. Pas de discours lénifiant, pas de demi-mesures : ils appellent à éliminer ces animaux dans les zones urbaines, même si ça signifie les abattre. La rage, cette maladie mortelle, refait surface. Et cette fois, c’est sérieux.

Pourtant, à Barcelone, personne ne semble vraiment paniqué. Les terrasses restent ouvertes la nuit, les parcs bondés. Les chauves-souris, elles, continuent de tourner au-dessus des têtes. Comme si on jouait à la roulette russe avec un virus.

Pourquoi la Catalogne passe à l’offensive contre les chauves-souris ?

La rage, c’est 100 % mortel sans traitement. Et en Europe, on la croyait éradiquée. Sauf que non. Elle niche dans les forêts, et maintenant, elle remonte vers les villes. En Catalogne, 17 cas humains ont été recensés depuis 2018, selon les données du Centre de Vigilància Sanitària. Le dernier en date ? Un randonneur de 42 ans, mordu près de Vic, qui a dû être mis sous traitement post-exposition en urgence.

Mais le vrai problème, c’est l’ignorance. Les gens ne savent pas reconnaître une chauve-souris infectée. Elles ne grognent pas, ne montrent pas les crocs avant de frapper. Elles attaquent en silence. Et une fois la morsure là, c’est trop tard pour les regrets.

Le département de la Santé a donc décidé de passer en mode radical : capture et euthanasie systématique des chauves-souris dans les zones à risque. À Gerona, une ville frontalière avec la France, 35 % des spécimens testés étaient porteurs du virus. Résultat : les équipes sanitaires font maintenant des ratissages nocturnes avec des filets et des détecteurs à ultrasons.

Les associations crient à la trahison, les scientifiques restent silencieux

Problème : personne n’aime les chauves-souris. Même les écologistes. Pourtant, elles sont protégées par la loi européenne. Alors comment justifier leur élimination massive ?

La réponse, c’est l’exception sanitaire. Le gouvernement catalan invoque l’article 16 de la directive européenne, qui permet des dérogations en cas de risque épidémique grave. Sauf que cette clause est rarement appliquée. Pourquoi maintenant ?

Parce que la Catalogne en a marre. Marre des morts évitables. Marre des touristes qui rentrent à l’hôpital après une nuit à Sitges. Marre des politiques qui ferment les yeux parce que

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R Galaxie Rédaction

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