Le détail qui résume tout : 7,6 pouces, mais en plus petit et plus cher que prévu
Apple a attendu sept ans pour montrer son premier téléphone pliable. Le résultat ? Un écran de 7,6 pouces qui s’ouvre comme un livre, mais dans un format passeport, soit un téléphone qui tient dans une poche, mais qui coûte probablement plus cher qu’un Galaxy Z Fold 5. 700 euros minimum, selon les rumeurs. Pas de surprise là-dessus : Apple ne fait jamais les choses à moitié, surtout quand ça signifie vendre du rêve à prix d’or.
Pourtant, ce n’est pas le prix qui pose problème. C’est l’angle. Apple mise sur un format compact, comme si le pliable était d’abord un gadget de poche plutôt qu’une révolution d’écran. Sauf que le marché a déjà tourné la page. Depuis 2020, les ventes de pliables stagnent. Samsung, Huawei, Motorola… tous ont tenté l’aventure, et tous ont dû se rendre à l’évidence : personne n’achète un téléphone pliable pour son écran géant. Les gens l’achètent parce qu’ils croient à l’innovation, pas parce qu’ils en ont besoin.
Le chiffre qui fait mal : 30 millions d’unités vendues en 2023, dont 80% par Samsung
Selon Counterpoint Research, seulement 30 millions de pliables ont été écoulés l’an dernier dans le monde. Et sur ce total, 80% sont des Samsung. Le reste ? Des miettes. Même les constructeurs chinois, pourtant habitués aux folies technologiques, ont ralenti. Pourquoi ? Parce que le pliable reste un produit de niche. Un gadget pour early adopters, pas une tendance de masse.
Apple le sait. C’est pourquoi l’iPhone Duo (oui, ils ont osé appeler ça Duo, comme si c’était un couple de téléphones jumeaux) mise sur deux choses :
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Un écran qui ne casse (presque) jamais. Les premiers Galaxy Fold avaient des problèmes de charnières qui se brisaient après quelques mois. Apple, lui, mise sur une conception « indestructible ». Sauf que personne ne teste vraiment la résistance des pliables. Les utilisateurs les ouvrent et les ferment 50 fois par jour. Résultat ? Les premiers retours sur les Fold 4 et 5 parlent de défauts d’affichage après six mois. Apple va-t-il tenir plus longtemps ? Peut-être. Mais le doute reste.
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Un prix qui fait oublier l’usage réel. 700 euros pour un téléphone qui fait à peu près la même chose qu’un iPhone 15 Pro… mais en plus encombrant quand il est ouvert. Qui va payer ça ? Les professionnels ? Les créateurs de contenu ? Les gens qui ont vraiment besoin d’un grand écran en déplacement ? La réponse est simple : personne, sauf les fans absolus d’Apple.
Ce que Samsung ne dit pas sur ses parts de marché
Samsung domine le marché des pliables depuis 2020. Pourtant, leur part de marché recule. En 2022, ils écoulaient 15 millions d’unités. En 2023, seulement 12 millions. Pourquoi ? Parce que les consommateurs réalisent que le pliable n’est pas un besoin, mais un caprice.
Apple arrive en retard, mais avec un atout : la marque. Les gens achètent un iPhone parce qu’ils croient au système écosystème. Pas parce qu’ils veulent un écran géant. Le Duo change la donne ? Non. Il confirme une tendance : le pliable est un échec commercial déguisé en innovation.
Le vrai enjeu : Apple joue la montre avant la fin du pliable
Derrière le Duo, il y a une stratégie bien plus simple : Apple veut montrer qu’il peut innover, même en retard. Mais surtout, ils veulent tuer dans l’œuf toute concurrence avant que le marché ne s’essouffle complètement.
Car voici le paradoxe : le pliable est déjà mort. Pas techniquement, les écrans OLED pliables sont solides, les charnières tiennent mieux. Mais commercialement, c’est un flop. Les gens ne veulent pas payer 700 euros pour un téléphone qui fait à peu près la même chose qu’un iPad Mini… mais en moins pratique.
Apple le sait. Samsung le sait. Personne ne veut admettre que le pliable était une mauvaise idée.
La conclusion qui dérange : et si le prochain iPhone était juste… normal ?
Apple pourrait sortir un iPhone Duo tous les ans. Ça ne changerait rien. Parce que le vrai marché, c’est le téléphone droit. Celui qui tient dans une main, qui a un bon écran, et qui ne coûte pas une fortune.
Le pliable était une folie. Une folie qui a coûté des milliards à Samsung, à Huawei, à Motorola… et maintenant à Apple. La question n’est pas : « Le Duo va-t-il marcher ? » La question est : « Combien de temps les gens vont-ils encore croire à cette histoire avant de se rendre compte que personne n’en a vraiment besoin ? »
La réponse, elle, est déjà là. Elle s’appelle stagnation des ventes.
Et Apple, avec son Duo, vient juste de la confirmer.