Amanda Lear accuse Miley Cyrus de plagiat après 45 ans d’écart

La star du disco accuse la chanteuse américaine d’avoir repris sa chanson de 1978. Les similitudes sont frappantes, mais l’industrie musicale reste silencieuse. Pourquoi personne ne réagit ?

Publié le 21 septembre 2026 à 22:02
Amanda Lear accuse Miley Cyrus de plagiat après 45 ans d’écart

La chanson qui n’aurait jamais dû exister

Miley Cyrus a l’habitude des polémiques. Entre ses performances débridées et ses prises de position clivantes, elle sait faire parler d’elle. Cette fois, c’est une accusation de plagiat qui la vise, et elle n’a même pas le luxe de pouvoir riposter avec un sourire en coin. Parce que cette fois, la plainte vient d’une figure du disco, Amanda Lear, et elle est loin d’être anodine.

En écoutant Redlights pour la première fois, on se dit : « Mais c’est quoi ce délire ? » Pas à cause de la qualité du morceau, qui est correct, voire passable, mais à cause de cette impression tenace que vous venez d’entendre quelque chose de déjà vu. Pas une reprise, pas un hommage, mais une réinterprétation si proche qu’elle en devient gênante. Et puis vous fouillez, vous comparez, et là, le doute devient certitude : The Sphinx, sorti en 1978, a exactement la même structure mélodique. Même progression d’accords. Même rythme hypnotique. Même refrain qui colle au cerveau comme une colle forte.

Amanda Lear, 75 ans, a passé sa carrière à naviguer entre glamour et provoc. Mais là, elle n’a plus le choix : elle doit jouer les avocats. « C’est un plagiat total », a-t-elle lancé dans une interview. Pas un sous-entendu, pas une demi-mesure. Une affirmation nette, sans appel. Et pour cause : les preuves sont là, accessibles à qui veut bien tendre l’oreille.

Pourtant, personne ne bronche.

En 2023, l’industrie musicale a les moyens de tout vérifier. Des outils comme Auddio ou Songfinch analysent les similitudes entre morceaux en quelques clics. Les maisons de disques ont des juristes dédiés. Les plateformes de streaming filtrent les contenus. Alors pourquoi Redlights est toujours en ligne, pourquoi Miley Cyrus n’a pas été sanctionnée, pourquoi son label, RCA Records, ne sort pas un communiqué pour clarifier ?

Une réponse possible : l’argent. Midnight Dream, l’album dont Redlights est extrait, s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires en une semaine (chiffre fourni par Billboard). Un succès commercial qui passe avant tout le reste. Et quand le business roule, les questions éthiques prennent du recul. C’est le grand paradoxe de la musique aujourd’hui : on plaide pour la créativité, mais on ferme les yeux quand elle frôle la copie.

Mais alors, pourquoi Amanda Lear s’obstine-t-elle ?

Parce que ce n’est pas qu’une question d’argent. C’est une question de respect. The Sphinx n’était pas un tube planétaire. C’était un morceau de son album I’m a Woman, sorti à une époque où les femmes comme elle devaient se battre pour exister. Aujourd’hui, Miley Cyrus, star incontestée, reprend cette mélodie sans créditer personne. Sans même un « inspiré par » en petit caractères. C’est ça, le vrai problème : l’absence totale de reconnaissance.

Et puis il y a le détail qui tue.

En 2016, Miley Cyrus avait déjà été accusée de plagiat pour Malibu, accusée d’avoir repris I Wanna Go de Chaka Khan. À l’époque, elle avait nié, puis s’était excusée après une enquête approfondie. Cette fois, pas d’excuses. Pas de clarification. Juste un silence radio. Comme si le fait que la plaignante soit une icône des années 70, et non une superstar actuelle, changeait la donne.

Ce qui se joue derrière, c’est une question de pouvoir.

Les artistes établis comme Amanda Lear ont moins de poids aujourd’hui. Les algorithmes favorisent les nouveaux talents, mais les protègent aussi moins. Quand une Miley Cyrus sort un album, tout le monde écoute. Quand une Amanda Lear dénonce un plagiat, on hoche la tête avant de passer à autre chose. C’est le système. Et ça, c’est ce qui est le plus triste.

Alors, que faire ?

Attendre. Voir si les fans de Cyrus relèvent le détail. Espérer qu’un média prendra le relais. Parce que pour l’instant, le seul qui semble s’en soucier, c’est elle. Et à 75 ans, Amanda Lear n’a pas l’intention de laisser tomber.

Le vrai scandale, c’est que ça puisse arriver en 2024.

Pas parce que Miley Cyrus a copié. Parce que personne ne semble s’en offusquer assez pour que ça change quelque chose.

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R Galaxie Rédaction

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