La grippe et le Covid reviennent, les Français s’en moquent

Quinze millions de doses attendent les cabinets médicaux. Pourtant, cette année encore, beaucoup vont se faire avoir. Pourquoi personne ne force vraiment le trait ?

Publié le 11 octobre 2026 à 22:12
La grippe et le Covid reviennent, les Français s’en moquent

Mardi, les médecins, les infirmiers et les pharmaciens vont recevoir leurs doses de vaccins contre la grippe et le Covid. Quinze millions, selon les chiffres du gouvernement. Assez pour vacciner la moitié des Français qui le pourraient. Sauf que personne ne s’en soucie vraiment. Pas les patients, pas les soignants, pas même les autorités sanitaires qui jouent les sourds depuis des années. Le scénario est connu : on annonce la campagne, on rappelle que c’est « important », et puis on passe à autre chose. Comme si la grippe et le Covid étaient des maladies de saison, sans conséquences. Pourtant, les chiffres ne mentent pas. En 2022, la grippe a tué 15 000 personnes en France. Le Covid, lui, a fait plus de 160 000 morts depuis le début de l’épidémie. Et cette année, les deux circulent à nouveau. Alors pourquoi cette indifférence ? Peut-être parce que la fatigue a gagné tout le monde. Les Français en ont marre des masques, des gestes barrières, des variants qui défilent. Les soignants aussi. Ils sont épuisés, sous-payés, et vacciner des patients qui s’en foutent, c’est du temps perdu. Résultat : les taux de vaccination chutent. En 2023, seulement 30 % des Français se sont fait vacciner contre la grippe, contre 45 % avant la pandémie. Pour le Covid, c’est pire : moins de 10 %. Les autorités sanitaires ferment les yeux. Elles savent que la campagne est un échec, mais elles n’osent pas dire clairement : « Cette année, on ne vous forcera pas. » Pourtant, c’est ce qu’elles font. Les doses sont là, mais personne ne les réclame. Et ça, c’est un problème. Parce que la grippe et le Covid ne sont pas des maladies anodines. Elles tuent, elles hospitalisent, elles épuisent les hôpitaux. Et cette année, avec un hiver qui s’annonce long et froid, les risques sont accrus. Alors pourquoi cette passivité ? Peut-être parce que les gouvernements successifs ont perdu toute crédibilité sur le sujet. Ils ont menti, minimisé, changé d’avis en cours de route. Résultat : plus personne ne les croit. La vaccination contre la grippe et le Covid est devenue une option, pas une obligation. Et dans une société où chacun fait ce qu’il veut, les plus vulnérables trinquent. Les personnes âgées, les malades chroniques, les soignants en première ligne : eux, ils paieront le prix. Mais personne ne bronche. --- Le piège de la routine Les campagnes de vaccination annuelle contre la grippe existent depuis des décennies. Celle contre le Covid, elle, n’a que trois ans. Pourtant, les deux suivent le même schéma : on annonce, on rappelle, on attend. Et puis on passe à autre chose. Comme si c’était une formalité administrative, pas une question de santé publique. Les médecins le savent : leurs patients viennent se faire vacciner contre la grippe parce que c’est dans leurs habitudes, ou parce que leur médecin leur a dit « Faites-le, sinon je vous râle ». Pour le Covid, c’est différent. Là, c’est la peur qui a disparu. Les gens ont vu que les variants les plus dangereux ne tuaient plus tout le monde. Alors ils se disent : « À quoi bon ? » Sauf que les virus, eux, ne suivent pas les règles des humains. Ils mutent, ils reviennent, ils tuent. Et cette année, avec la souche XBB.1.5 du Covid, particulièrement contagieuse, et une grippe qui s’annonce virulente, les risques sont réels. Pourtant, les autorités sanitaires ne tirent pas la sonnette d’alarme. Elles se contentent de rappeler que « c’est important », comme chaque année. Sans jamais expliquer pourquoi. Sans jamais dire clairement : « Si vous ne vous vaccinez pas, vous risquez gros. » Résultat : les gens se disent que c’est « pas si grave ». Et ils ont tort. Parce que la grippe et le Covid ne sont pas des maladies bénignes. Elles tuent, elles hospitalisent, elles épuisent les services de réanimation. En 2022, les hôpitaux français ont été saturés pendant des semaines à cause du Covid. Et cette année, avec une population moins immunisée, le risque est réel. Pourtant, les autorités sanitaires ne semblent pas s’en inquiéter. Elles jouent avec le feu. --- Ce que les chiffres ne disent pas Quinze millions de doses. C’est le nombre annoncé pour cette campagne. Assez pour vacciner la moitié des Français éligibles. Sauf que personne ne sait vraiment combien de doses vont être utilisées. Parce que, chaque année, une partie des stocks expire sans être injectée. En 2023, selon les données de Santé publique France, seulement 60 % des doses de vaccin contre la grippe ont été utilisées. Pour le Covid, c’est pire : moins de 30 %. Alors à quoi servent ces millions de doses ? À rien, si personne ne les utilise. Et c’est là que le bât blesse. Parce que ces doses coûtent cher. Très cher. Le vaccin contre la grippe, lui, est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Celui contre le Covid, lui, est payant pour les plus de 65 ans et les personnes à risque. Donc qui paie ? Les contribuables. Et pour quoi faire ? Pour des doses qui finissent à la poubelle ? Non. Pour des doses qui pourraient sauver des vies, si seulement les gens voulaient bien s’en servir. Sauf que personne ne veut vraiment forcer le trait. Les autorités sanitaires ne veulent pas passer pour des cassants. Les médecins ne veulent pas se prendre la tête avec des patients récalcitrants. Et les patients, eux, ne veulent pas entendre parler de vaccins. Alors on fait semblant. On annonce la campagne, on rappelle que c’est « important », et puis on passe à autre chose. Comme si la santé publique était une option, pas une nécessité. Pourtant, les chiffres sont là. En 2022, la grippe a tué 15 000 personnes en France. Le Covid, lui, a fait plus de 160 000 morts depuis le début de l’épidémie. Et cette année, les deux circulent à nouveau. Alors pourquoi cette indifférence ? Peut-être parce que les Français ont compris une chose : les autorités sanitaires ne savent plus quoi leur dire. Elles ont menti, elles ont minimisé, elles ont changé d’avis en cours de route. Résultat : plus personne ne les croit. Et c’est là que le vrai problème se pose. Parce que si les gens ne croient plus les autorités sanitaires, qui va leur dire la vérité ? Qui va leur rappeler que la grippe et le Covid ne sont pas des maladies anodines ? Qui va leur expliquer que se faire vacciner, c’est se protéger, et protéger les autres ? Personne. --- La vraie question : et après ? Cette année, la campagne de vaccination contre la grippe et le Covid va encore être un échec. Les taux seront bas, les doses inutilisées, et les morts, eux, continueront de monter. Alors que faire ? Forcer les gens à se vacciner ? Non, ça ne marche pas. Les rendre obligatoires ? Ça, c’est la Chine, pas la France. Alors quoi ? Peut-être rien. Peut-être que les autorités sanitaires ont compris une chose : tant qu’on ne force pas, les gens ne bougeront pas. Et dans ce cas, autant arrêter de faire semblant. Parce que la vérité, c’est que la vaccination contre la grippe et le Covid est devenue une option. Une option que beaucoup choisissent de ne pas prendre. Et ça, c’est un problème. Pas seulement pour les patients, pas seulement pour les soignants, mais pour la société toute entière. Parce que si on laisse faire, les virus vont continuer de circuler. Les hôpitaux vont continuer de saturer. Et les morts, eux, continueront de monter. Alors oui, les doses sont là. Quinze millions, comme chaque année. Mais sans pression, sans menace, sans vrai discours, elles ne serviront à rien. Et c’est ça, le vrai scandale. Pas celui qu’on nous vend, celui qu’on ne voit pas. Celui où les autorités sanitaires savent très bien que la campagne est un échec, mais où elles n’osent pas le dire. Parce que dire la vérité, ça fait mal. Et ça, personne ne veut.

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R Galaxie Rédaction

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