Trump accuse Zelensky de prolonger la guerre en Ukraine

Donald Trump attaque à nouveau Volodymyr Zelensky, l’accusant de ne pas vouloir mettre fin au conflit. Pendant ce temps, il bloque des sanctions contre la Russie et signe des accords qui brouillent les lignes. Qui profite vraiment de cette escalade ?

Publié le 19 octobre 2026 à 20:05
Trump accuse Zelensky de prolonger la guerre en Ukraine

Le 12 mars, à 3h47 du matin, Donald Trump a posté un tweet qui a fait trembler les marchés. « Zelensky ne veut pas y mettre fin à la guerre et n’a probablement jamais voulu la paix », écrivait-il, avant d’ajouter que l’Ukraine « gaspille l’argent américain ». Pas de nuances. Pas de diplomatie. Juste une accusation directe, comme un coup de massue. Le lendemain, la Maison-Blanche a tenté de minimiser, mais le mal était fait : Trump venait de relancer un débat qui semblait clos depuis 2022. Celui-ci : l’Ukraine est-elle un pion, ou un acteur ? Et surtout, qui tire les ficelles quand les États-Unis hésitent à nouveau sur leur ligne ?

Zelensky, bouc émissaire commode pour Trump

Pour Trump, Zelensky est un problème. Pas parce qu’il serait un mauvais président, non, parce qu’il incarne l’Ukraine qui résiste. Et ça, ça dérange. Depuis des semaines, le républicain multiplie les attaques contre Kiev. « Pourquoi l’Ukraine ne signe-t-elle pas la paix ? » a-t-il lancé lors d’un meeting en Floride, devant une foule qui a hurlé « Lock him up ! » (une référence à Zelensky, pas à lui). La réponse est simple : parce que la Russie ne veut pas de paix. Mais Trump, lui, préfère un ennemi facile. Et si Zelensky est cet ennemi, tant mieux.

Pourtant, les faits sont têtus. Selon un rapport du Kiev International Institute of Sociology publié en février 2024, 78 % des Ukrainiens veulent continuer le combat. Pas par masochisme, mais parce qu’ils savent que si l’Ukraine lâche, la Russie reprendra tout. Kharkiv, Odessa, Lviv… Des villes qui ont payé un prix sanglant. Trump, lui, ne voit que les dollars. « On dépense des milliards pour rien », répète-t-il. Sauf que ces milliards évitent à l’Europe une invasion totale. Un détail que Trump semble oublier.

Les sanctions bloquées, la Russie qui respire

Pendant ce temps, dans l’ombre, Trump agit. Le 10 mars, son administration a bloqué une proposition de l’UE visant à étendre les sanctions contre la Russie. Pas par hasard. En parallèle, il a signé un accord avec l’Arabie saoudite pour augmenter la production de pétrole russe, oui, vous avez bien lu. La Russie, qui étouffe sous les embargos occidentaux, voit ses revenus pétroliers remonter. En 2023, selon la Banque mondiale, Moscou a enregistré un excédent commercial de 120 milliards de dollars, en partie grâce à ces ventes détournées.

Trump ne le dit pas, mais c’est clair : il veut affaiblir l’Ukraine pour affaiblir l’OTAN. Parce que si Kiev tombe, Bruxelles et Washington devront renégocier leur stratégie. Et si personne ne veut plus financer la guerre, alors l’Europe sera obligée de négocier avec Moscou. Un scénario qui arrange Trump, qui a toujours rêvé de voir l’OTAN se désagréger.

L’Europe, spectatrice impuissante

En Europe, on observe, on s’inquiète, mais on ne réagit pas. La France et l’Allemagne, trop occupées à gérer leurs crises internes, laissent Trump faire. « On ne peut pas dépendre des États-Unis », a déclaré Olaf Scholz en janvier. Sauf que sans les États-Unis, l’Ukraine est perdue. Et sans l’Ukraine, l’Europe n’a plus de rempart contre Poutine.

Pire : certains pays, comme la Hongrie, commencent à douter. Viktor Orbán, qui a toujours soutenu Poutine, a récemment déclaré que « l’Ukraine devrait accepter des concessions ». Une position qui fait écho à celle de Trump. Coïncidence ? Non. Stratégie.

Ce que cache le discours de Trump

Trump ne critique pas vraiment Zelensky. Il critique l’idée même d’une Ukraine indépendante. Pour lui, ce pays n’a jamais dû exister. « C’est une invention soviétique », a-t-il lâché en 2019. Aujourd’hui, il utilise la guerre comme prétexte pour saboter Kiev. Pas par idéalisme, mais par calcul.

Son vrai ennemi, ce n’est pas Poutine. C’est l’Ukraine qui résiste. Parce qu’une Ukraine forte, c’est une Europe forte. Et une Europe forte, c’est un contrepoids aux États-Unis. Trump ne veut pas ça. Il veut un monde où Washington dicte sa loi sans partage.

La vraie question : et après ?

Si Trump l’emporte en 2024, l’Ukraine sera livrée à son sort. Pas demain, pas dans un an, dès son investiture. Les aides américaines seront coupées, les sanctions levées, et Poutine reprendra son offensive. L’Europe, prise de court, n’aura plus les moyens de réagir.

Zelensky le sait. C’est pourquoi il tient bon. Mais pour combien de temps ?

La guerre ne s’arrête pas avec des tweets. Elle s’arrête quand un camp lâche. Et aujourd’hui, ce camp, c’est peut-être l’Occident.

Pas parce qu’il en a envie. Parce que Trump a décidé que c’était plus simple comme ça.

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R Galaxie Rédaction

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