Seixas bat le record et l'OL en fait son symbole

À 20 ans, Paul Seixas a écrasé le Tour de Lombardie. L'OL en fait son porte-drapeau face à Nice. Mais derrière cette mise en scène, un calcul se cache.

Publié le 11 octobre 2026 à 12:00
Seixas bat le record et l'OL en fait son symbole

Un record qui tombe à point nommé pour l'OL, mais pas pour les bonnes raisons

Le chiffre, c’est 20 ans. L’âge de Seixas quand il a gagné la Lombardie, devant des noms comme Vincenzo Nibali ou Miguel Ángel López. Un exploit qui claque comme un coup de poing dans le milieu du vélo. Sauf que personne ne parle vraiment de ce que ça signifie pour le cyclisme. Tout le monde regarde l’OL. Et ça, c’est un problème.

L’OL a besoin de figures. Après l’ère Hicham, les déboires de Dembélé, et la lente descente aux enfers de la section pro, le club cherche désespérément un visage. Un gamin de Lyon qui cartonne à l’international, ça tombe sous le coup de l’évidence. Surtout quand ce gamin, en plus, a des origines brésiliennes, un argument marketing en or pour un club qui mise sur la diversité. Mais est-ce que ça change quelque chose sur le terrain ?

Pas vraiment. Seixas est un coureur. Pas un joueur de foot. Le faire siffler un coup d’envoi, c’est joli. C’est même malin, si on veut faire parler de l’OL. Mais ça ne résout pas les problèmes du club. Les résultats, ça se gagne avec des joueurs, pas avec des symboles.

Et puis, il y a le côté un peu forcé. L’OL mise sur Seixas comme on mise sur une carte gagnante. Sauf que le cyclisme et le foot, ça n’a rien à voir. Un record à vélo ne se transforme pas en titre de Ligue 1. Pourtant, c’est exactement ce que le club semble espérer.

Le vrai calcul derrière la mise en scène

Derrière cette opération de com’, il y a une stratégie. L’OL veut marquer les esprits. En faisant de Seixas un ambassadeur, le club espère attirer l’attention sur sa jeunesse, sur son potentiel. Sauf que la jeunesse, à elle seule, ne suffit pas. Il faut des résultats. Et là, c’est le vide.

Nice, justement, est un bon exemple. Le club azuréen a su transformer ses jeunes en joueurs clés. Est-ce que l’OL en est capable ? Personne ne sait. Mais une chose est sûre : faire siffler un coup d’envoi par un champion cycliste, ça ne suffira pas.

Et puis, il y a la question de la crédibilité. Seixas est un athlète de haut niveau, oui. Mais est-ce que ça fait de lui un ambassadeur crédible pour le foot ? Le risque, c’est que cette opération tourne au coup d’épée dans l’eau. Ou pire : qu’elle donne l’impression que l’OL n’a pas d’autres solutions.

Ce que ça dit de l'OL, et de son désespoir

Quand un club en difficulté cherche désespérément un visage pour relancer son image, ça parle. Ça parle d’un manque. D’un vide. L’OL n’a plus de star. Pas de leader charismatique. Alors on prend ce qu’on peut. Même si ce n’est pas vraiment ce qu’il faut.

Seixas, lui, s’en fout probablement. Il a gagné une course mythique. Il est jeune, il a de l’avenir. Mais pour l’OL, c’est une autre histoire. Le club joue avec les apparences. Et ça, c’est dangereux.

Le vrai enjeu : est-ce que ça marche ?

Reste à voir si cette opération va fonctionner. Si les médias vont mordre à l’hameçon. Si les supporters vont adhérer. Une chose est sûre : ce coup d’envoi, ce n’est pas qu’un symbole. C’est un test. Un test pour voir si l’OL peut encore vendre du rêve.

Sauf que le rêve, ça ne se vend pas avec des records à vélo. Ça se gagne sur le terrain. Et là, l’OL n’a pas grand-chose à montrer.

La dernière question, celle que personne ne pose

Pourquoi l’OL ne mise pas sur ses propres jeunes footballeurs ? Pourquoi pas un coup d’envoi donné par un espoirs du centre de formation ? Parce que ça serait moins médiatique ? Moins spectaculaire ?

La réponse est simple : parce que le foot, c’est un sport de résultats. Et l’OL, pour l’instant, n’en a pas.

Alors on prend ce qu’on peut. Même si ce n’est pas vraiment ce qu’il faut.

Et après ?

Seixas continuera sa route en cyclisme. L’OL, lui, devra bien finir par se poser les bonnes questions. Parce qu’un record, ça ne se mange pas. Et un coup d’envoi, ça ne fait pas un titre de champion.

Mais bon, pour ce soir, on aura au moins une belle image. Celle d’un jeune Lyonnais qui fait vibrer la ville. Même si, au fond, tout le monde sait que ce n’est qu’un leurre.

Et c’est ça, le vrai problème.

Le foot, ça ne s’invente pas. Même avec un record à vélo.

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R Galaxie Rédaction

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