À Istanbul, Palace a sauvé sa saison en 90 minutes

Menés à la pause, les Eagles ont explosé le score en seconde mi-temps. Yeremi Pino et Mateta ont écrit une page de survie. Mais derrière ce nul, une question reste : cette équipe est-elle capable de faire mieux ?

Publié le 23 octobre 2026 à 12:02
À Istanbul, Palace a sauvé sa saison en 90 minutes

Le match où Palace a frôlé l’effondrement, puis la gloire en une mi-temps de folie

À 20h23, heure locale, le stade Tupras vibrait encore. Pas pour les buts, pas pour les célébrations, mais parce que Crystal Palace venait de signer l’une de ses plus belles performances depuis des mois. Un retour de 0-2 à 2-2 en 20 minutes. Yeremi Pino et Jean-Philippe Mateta, deux joueurs souvent critiqués pour leur manque de régularité, sont devenus les héros d’une soirée où l’équipe de Patrick Vieira a frôlé le désastre avant de se réveiller comme un boxeur sonné qui trouve soudain son rythme.

Pourtant, ce nul ne suffit pas. Pas cette fois. Parce que Beşiktaş, malgré la défaite, reste un club dangereux, et parce que Palace, lui, a encore cette fâcheuse tendance à s’effondrer quand il le faut. Le match l’a prouvé : une équipe qui tient bon à la pause peut encore tout perdre en 45 minutes. La Ligue Europa n’est pas une promenade.

Pourquoi Palace a cru tout perdre avant de se réveiller

Les statistiques ne mentent pas. Selon Opta, Beşiktaş a dominé les 45 premières minutes : 66% de possession, 12 tirs contre 3 pour Palace. À la pause, le score était sans appel : 0-2. Deux buts de la tête, deux occasions gâchées par l’arbitre, et une défense palace qui a semblé en pilotage automatique.

Et puis, il y a eu ce moment. La 52ème minute. Un corner tiré par Mitrović, repoussé par Cabaco, et soudain, Yeremi Pino, seul face à Ömer Toprak, frappe en force. 1-2. Le stade retient son souffle. Palace respire.

Mais le vrai déclic, c’est Mateta. L’ancien joueur de Lille, souvent accusé de manque de professionnalisme, a été décisif. Un dribble, une passe, et puis ce but en contre, froid comme un calcul. 2-2. En 20 minutes. Un retour que peu d’équipes auraient tenu.

Pourtant, derrière cette performance, une question persiste : Est-ce un coup de chance ou le signe d’une équipe qui a enfin trouvé son équilibre ?

Le problème de Palace : ils tiennent, mais ils ne dominent pas

Regardez les chiffres. Depuis le début de la saison, Palace a tenu 12 matchs nuls sur ses 20 dernières rencontres. Douze. Un record en Premier League. Mais combien de ces nuls ont été mérités ? Combien ont été arrachés dans les arrêts de jeu ?

À Istanbul, le match a basculé parce que Palace a arrêté de courir après le jeu. Vieira a sorti ses remplaçants au bon moment : Eze, Guéhi, et même Zaha ont apporté de la fraîcheur. Mais le vrai problème, c’est que quand Palace ne marque pas en première mi-temps, il a souvent du mal à se réveiller.

Prenez le dernier match contre Brighton. Menés 2-0 à la pause, ils ont tenu. Mais contre Beşiktaş, ils ont failli tout perdre. La différence ? L’adversaire.

Beşiktaş, ce club qui fait peur à tout le monde

Ne vous y trompez pas. Beşiktaş n’est pas une équipe en déclin. C’est un club qui sait gagner quand ça compte.

Regardez leur effectif : Dorssel, Larin, Recaï. Des joueurs qui savent jouer collectif. Et surtout, un entraîneur, Şenol Güneş, qui connaît les faiblesses des équipes européennes.

À Istanbul, Beşiktaş a failli gagner. Failli. Parce que Palace a eu des occasions. Trois tirs cadrés en seconde période, selon WhoScored. Trois. Et si l’un d’eux avait été transformé ?

Le vrai danger de Beşiktaş, ce n’est pas qu’ils perdent. C’est qu’ils savent comment gagner. Et contre des équipes comme Palace, qui oscillent entre le génie et la catastrophe, ils ont toutes leurs chances.

Ce que ce nul révèle sur la saison de Palace

Patrick Vieira a encore sauvé son équipe. Encore.

Mais à quel prix ? Palace a tenu, mais il n’a pas impressionné. Beşiktaş est une équipe de Ligue Europa, pas de Premier League. Et si un club comme Chelsea ou Arsenal les avait affrontés ?

Le vrai test pour Palace, ce n’est pas la Ligue Europa. C’est la Premier League. Et là, les doutes reviennent. Une équipe qui tient 2-2 contre Beşiktaş, mais qui perd 3-0 contre Man City, ça ne suffit pas.

Le problème de Palace, ce n’est pas qu’ils ne gagnent pas. C’est qu’ils ne savent pas encore comment dominer.

Et c’est ça, le vrai défi.

La leçon d’Istanbul : le talent ne suffit pas

Yeremi Pino. Jean-Philippe Mateta. Deux joueurs qui, ce soir-là, ont prouvé qu’ils pouvaient être décisifs. Mais est-ce suffisant ?

Non. Parce que le football, c’est un sport de collectif. Et Palace, malgré ses individualités, manque encore de cohésion.

À Istanbul, ils ont frôlé la catastrophe. Puis ils ont frôlé la victoire. Mais entre les deux, il y a une zone grise : celle des équipes qui ne savent pas ce qu’elles veulent.

Palace a encore le temps. Mais pas toute la saison.

La Ligue Europa, c’est bien. La Premier League, c’est autre chose.

Et c’est là que tout se jouera.

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R Galaxie Rédaction

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