Un jeune créateur marocain remporte le concours publicitaire d’inwi
R Galaxie Rédaction · 6 novembre 2026 à 16:00 · 4 min de lecture
À 25 ans, Oussama Bensghir décroche la commande de la prochaine campagne d’inwi après avoir remporté un concours ouvert aux talents émergents. Une victoire qui interroge sur l’avenir des stratégies de communication des opérateurs télécoms.
Un concours qui révèle un nouveau modèle de création publicitaire
Les appels à projets ouverts aux talents indépendants se multiplient dans le secteur de la communication, notamment chez les opérateurs télécoms. Le concours « The Next Ad Can Be Yours » d’inwi s’inscrit dans cette tendance, en offrant à des créateurs amateurs la possibilité de remporter des commandes professionnelles. Lancé cette année, ce dispositif vise à identifier des voix fraîches pour renouveler l’image des marques, souvent critiquées pour leur communication perçue comme trop conventionnelle. Le succès d’Oussama Bensghir, lauréat à 25 ans, confirme l’efficacité de cette approche : en trois décennies, les attentes des consommateurs en matière de publicité ont évolué, privilégiant désormais l’authenticité et l’innovation narrative.
Un processus transparent et accessible
Le concours s’articule autour de trois critères principaux : l’originalité du concept, la qualité technique du spot et son adéquation avec les valeurs de la marque. Les participants disposent d’un budget limité, ici, 200 dirhams, et d’un format imposé, ce qui élimine les productions surfinancées au profit d’idées brutes. Le jury, composé de responsables marketing d’inwi et d’experts externes, évalue les propositions sur la base de leur potentiel viral et de leur capacité à engager le public. La victoire d’Oussama Bensghir s’explique par son approche documentaristique, centrée sur le quotidien des utilisateurs de fibre optique, un angle rare dans un secteur souvent dominé par des démonstrations techniques.
Quels avantages pour les opérateurs et les créateurs ?
Pour les opérateurs comme inwi, cette démarche présente plusieurs atouts. D’abord, elle permet de réduire les coûts : une campagne réalisée par un lauréat coûte bien moins cher qu’un spot produit par une agence traditionnelle. Ensuite, elle offre une image moderne et inclusive, en mettant en avant des profils diversifiés, loin des clichés des publicités classiques. Enfin, elle génère un effet médiatique positif, comme en témoigne la couverture du concours par Le360.
Pour les créateurs, comme Oussama Bensghir, ce type de concours représente une porte d’entrée vers le professionnalisme. Plus important encore, la commande de la prochaine publicité d’inwi lui garantit une légitimité commerciale, tout en lui permettant de tester son approche à grande échelle. Son parcours illustre aussi une tendance plus large : celle des influenceurs et créateurs de contenu qui diversifient leurs revenus en collaborant avec des marques.
Un modèle reproductible, mais des limites à considérer
Si l’expérience d’inwi est prometteuse, elle soulève des questions sur sa durabilité. Les concours ponctuels ne suffisent pas à structurer une stratégie publicitaire sur le long terme. Les lauréats, souvent débutants, peuvent se heurter à des contraintes professionnelles (délais serrés, exigences techniques) une fois la commande obtenue. Par ailleurs, le risque existe de standardiser cette approche, transformant ces initiatives en simple chasse aux talents low-cost.
Une autre interrogation porte sur l’impact réel de ces campagnes sur la perception des marques. Les consommateurs, habitués à des productions lissées, peuvent-ils s’identifier à des spots amateurs ? Les résultats d’inwi restent à évaluer : le succès critique ne se traduit pas toujours par une adhésion massive.
Et demain ? Vers une démocratisation de la création publicitaire ?
Le cas d’Oussama Bensghir s’inscrit dans une dynamique plus large, où les plateformes numériques (TikTok, YouTube) et les réseaux sociaux redéfinissent les règles du marketing. Les marques, confrontées à une baisse d’attention de la part du public, cherchent des formats percutants et peu conventionnels. Les concours comme celui d’inwi pourraient ainsi se généraliser, à condition de garantir transparence et équité dans le processus de sélection.
Pour les particuliers, cette évolution se traduit par une diversification des contenus publicitaires, avec des messages plus proches de leurs expériences réelles. Pour les pouvoirs publics, elle interroge sur le rôle des aides aux jeunes créateurs, souvent insuffisantes face à la concurrence des géants du numérique.
Que peut vérifier ou faire le lecteur ?
- Suivre l’évolution de la campagne d’inwi réalisée par Oussama Bensghir pour évaluer son impact sur les réseaux sociaux et les retours des consommateurs.
- Comparer les tarifs moyens des agences publicitaires marocaines avec le budget alloué aux lauréats de ce type de concours, afin de mesurer les économies réalisées.
- Explorer les autres initiatives similaires (concours, partenariats) lancées par des marques marocaines ou internationales pour identifier les bonnes pratiques.
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