5-novembre-2026-le-groupe-de-prêt-à-porter-devernois-en-liquidation-judiciaire
R Galaxie Rédaction · 5 novembre 2026 à 18:03 · 2 min de lecture
Le tribunal de commerce de Roanne a prononcé la liquidation judiciaire du groupe Devernois, spécialisé dans le prêt-à-porter féminin, fondé en 1927. Une décision qui ouvre une période de trois mois pour trouver un repreneur avant la fermeture définitive.
Cette décision de liquidation judiciaire, rendue publique mercredi, place désormais l’entreprise sous le régime de la procédure collective, avec pour objectif de permettre une éventuelle reprise dans un délai de trois mois.
Un héritage industriel menacé
La liquidation judiciaire s’inscrit dans un contexte économique difficile pour le secteur du textile, marqué par la concurrence internationale et la transformation des habitudes de consommation. Selon les règles de la procédure, les dirigeants disposent désormais de trois mois pour identifier un repreneur capable de reprendre l’activité, les actifs ou une partie de ceux-ci.
Quelles conséquences pour les salariés et les fournisseurs ?
Les salariés conservent leur emploi jusqu’à la décision définitive sur le sort de l’entreprise, sauf accord contraire avec un repreneur. Les fournisseurs, quant à eux, voient leurs créances sécurisées par le tribunal, mais leur paiement dépendra des actifs disponibles après éventuelle vente. Les dettes sociales et fiscales, prioritaires, seront traitées en premier lieu.
Un délai court pour éviter la fermeture définitive
La période de trois mois accordée au tribunal pour trouver un repreneur est un délai serré, typique des procédures de liquidation judiciaire. Ce calendrier reflète la volonté de préserver un maximum d’emplois et d’actifs, mais aussi la réalité d’un marché où les repreneurs se font rares pour des entreprises en difficulté.
Quelles solutions pour sauver Devernois ?
Plusieurs pistes pourraient être explorées pour éviter la disparition définitive de l’entreprise. Une autre option serait une scission de l’entreprise, avec la vente séparée des actifs les plus rentables, comme les marques ou les brevets, tout en maintenant une partie de la production locale. Enfin, une aide publique, sous forme de subvention ou de garantie, pourrait être sollicitée pour faciliter une reprise, bien que les critères d’éligibilité restent stricts.
Et après ? Ce que les parties prenantes peuvent vérifier
Les salariés concernés peuvent consulter le registre des procédures collectives en ligne pour suivre l’avancement de la recherche d’un repreneur. Les fournisseurs doivent vérifier auprès de leur assureur-crédit l’évolution de leur positionnement dans la hiérarchie des créanciers. Enfin, les collectivités locales, actionnaires ou partenaires historiques peuvent s’enquérir auprès de la chambre de commerce et d’industrie de Roanne des dispositifs d’accompagnement existants pour les entreprises en difficulté.
100 francs supplémentaires annuels pour l’assurance auto