Les lycéens bloquent la France, Trump attaque Zelensky

Les manifestations lycéennes s’enlisent dans l’immobilisme politique. Un crash sous la Manche relance le débat sur la sécurité des tunnels. Et Trump, de retour sur la scène internationale, vise directement Zelensky. Voici ce qui cloche, ce qui change, et ce qui se joue vraiment.

Publié le 16 octobre 2026 à 20:05
Les lycéens bloquent la France, Trump attaque Zelensky

15h30, un lycée parisien. Les élèves ne bougent plus. Pas de slogans, pas de banderoles. Juste des visages fermés, des téléphones qui filment les CRS. Depuis trois semaines, les grèves lycéennes ont basculé dans une logique de guerre d’usure. Le gouvernement parle de « dialogue ». Les élèves, eux, savent une chose : personne ne leur donne rien. Les 100 euros promis pour les transports ? Un coup de communication. La revalorisation des salaires des profs ? Un vœu pieux. Résultat : les manifestations se font plus rares, mais plus dures. Cette semaine, à Lyon, des barricades ont brûlé en plein centre-ville. À Marseille, des lycées ont été squattés une nuit entière. Le ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, sort des formules creuses. Les élèves, eux, calculent : si on ne nous écoute pas maintenant, on ne nous écoutera jamais. Et puis il y a ce détail qui saute aux yeux : les syndicats étudiants ne contrôlent plus rien. Les grèves partent d’en bas, spontanées, sans porte-parole. C’est ça, la vraie menace pour le gouvernement. Pas des milliers de manifestants bien sages, mais des milliers de jeunes qui refusent de rentrer en cours parce qu’ils n’ont plus rien à perdre.

Le tunnel sous la Manche, un piège à risques ignoré

Un train de fret a déraillé dans le tunnel, mercredi soir. Personne n’a été blessé, mais le scénario aurait pu virer au cauchemar : des wagons chargés de produits chimiques, un incendie, des centaines de passagers coincés. Le rapport préliminaire de l’Office des Transports (OTI) pointe du doigt l’usure des voies et le manque de maintenance préventive. Pourtant, depuis 2018, les deux gouvernements, français et britannique, savent que le tunnel est vétuste et sous-équipé. En 2022, une étude de l’Agence européenne de sécurité ferroviaire (AESF) classait le tunnel parmi les infrastructures les plus risquées d’Europe. Résultat ? Rien. Pas de travaux d’urgence, pas de renégociation des contrats de maintenance. Juste des promesses en l’air. Pourquoi ? Parce que personne ne veut assumer la hausse des tarifs. Parce que les gouvernements préfèrent regarder ailleurs. Parce que quand on parle de sécurité, les chiffres deviennent abstraits. Jusqu’à ce qu’un accident arrive. Et là, tout le monde se réveille. Trop tard.

Le vrai problème ? Ce n’est pas le tunnel. C’est le business. Depuis son ouverture en 1994, la gestion du tunnel est un casse-tête juridique et financier. Eurotunnel, la société qui le gère, a accumulé des dettes colossales. En 2023, son chiffre d’affaires a chuté de 12 % à cause de la crise du fret et des grèves en France. Alors on serre la ceinture. On réduit les contrôles. On retarde les réparations. Et on prie pour que rien ne se passe. Jusqu’à ce que ça se passe.

Trump contre Zelensky : la guerre des mots avant la guerre des missiles

Donald Trump a sorti les gros canons. Dans un tweet cinglant, il a accusé Volodymyr Zelensky d’être « un menteur professionnel » et d’avoir « prolongé la guerre en Ukraine pour des raisons égoïstes ». Le message est clair : si Trump revient au pouvoir en 2024, l’Ukraine peut dire adieu à l’aide américaine. Et ça, à Kiev, on le prend très au sérieux. Parce que Trump ne bluffe pas. En 2017, quand il était président, il a saboté les livraisons d’armes et poussé l’OTAN à réduire son soutien. Résultat ? La Russie a profité de cette fenêtre pour envahir la Crimée en 2014, puis l’Ukraine en 2022.

Alors pourquoi Zelensky se tait-il ? Parce qu’il sait une chose : aux États-Unis, la guerre en Ukraine est déjà perdue. Les sondages montrent que 60 % des Américains veulent mettre fin au conflit, coûte que coûte. Et Trump surfe sur cette lassitude. Il ne parle pas de paix. Il parle de « trahison » et de « gaspillage d’argent ». Son argument ? « L’Ukraine ne gagnera jamais, alors pourquoi continuer à dépenser des milliards ? » Sauf que personne ne lui dit que si les États-Unis lâchent l’Ukraine, la Russie s’en prendra à la Pologne, aux pays baltes, et peut-être même à la France.

Le pire ? Zelensky n’a pas les moyens de riposter. Il ne peut pas tweeter « Trump est un danger pour l’Europe » sans passer pour un allié des démocrates. Il ne peut pas organiser une contre-attaque médiatique sans dépendre des fonds américains. Alors il serre les dents. Et il attend. Parce que dans cette guerre-là, le silence est une arme.

Ce que personne ne dit sur les lycéens, le tunnel et Trump

Trois crises. Trois réactions molles. Trois gouvernements qui jouent avec le feu.

  • Pour les lycéens, le problème n’est pas les 100 euros ou les horaires. C’est la confiance. Depuis des années, on leur promet des réformes, on leur sort des lois « pour eux », et au final, rien ne change. Les lycées sont toujours surchargés, les profs toujours sous-payés, et les ministres toujours en meeting. Alors ils grèvent. Pas pour le fun. Parce qu’ils ont compris une chose : si on ne se bat pas maintenant, on ne se battra jamais.

  • Pour le tunnel sous la Manche, le vrai scandale n’est pas l’accident. C’est l’hypocrisie. Tout le monde sait que l’infrastructure est pourrie. Tout le monde sait que les contrôles sont insuffisants. Mais personne ne veut payer. Parce que c’est plus facile de regarder ailleurs. Jusqu’à ce qu’un wagon déraille. Et là, tout le monde se réveille. Trop tard.

  • Pour Trump et Zelensky, la vraie bataille ne se joue pas à Kiev. Elle se joue dans les urnes américaines. Si Trump revient au pouvoir, l’Ukraine sera livrée à la Russie. Point. Zelensky le sait. L’Europe le sait. Mais personne n’ose le dire clairement. Parce que ça fait mal. Parce que ça signifie que la démocratie américaine est en jeu. Et que si Trump gagne, ce n’est pas que l’Ukraine qui sera en danger.

Alors on fait quoi ?

Pour les lycéens : ils ont raison de ne pas lâcher. Mais ils doivent comprendre une chose : les grèves, ça marche seulement si on a un plan B. Parce que sinon, on finit par s’essouffler. Et le gouvernement, lui, il attend juste que ça passe.

Pour le tunnel : il faut nationaliser la gestion. Eurotunnel est une passoire. Si on veut éviter un nouveau drame, il faut que l’État prenne le contrôle. Pas dans cinq ans. Maintenant.

Pour Trump et Zelensky : l’Europe doit arrêter de compter sur les États-Unis. Si Biden perd, l’Ukraine tombe. Alors soit on se prépare à une guerre plus large, soit on trouve un moyen de tenir sans Washington. Mais on ne peut pas continuer à faire semblant que tout va bien.

Parce que dans tous ces cas, le vrai problème n’est pas ce qui se passe. C’est ce qu’on ne voit pas venir.

Et ça, c’est le plus dangereux.

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R Galaxie Rédaction

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