Les cryptomonnaies de Trump pourraient-elles subir un sort similaire à celui de FTX ?
R Galaxie Rédaction · 5 novembre 2026 à 06:05 · 2 min de lecture
Les tokens liés à Donald Trump s’effondrent après la victoire démocrate au Congrès, tandis que des investigations parlementaires pourraient redéfinir le cadre légal des actifs numériques. Qui contrôle ces enquêtes, et quels risques encourent les investisseurs ?
Selon Cointribune, les tokens liés à ses projets voient leurs cours s’effondrer dès l’annonce des résultats, avec une majorité démocrate à la Chambre des représentants et au Sénat. Cette réaction illustre la sensibilité des marchés financiers décentralisés aux changements de régulation, un phénomène déjà observé avec des plateformes comme FTX en 2022.
Quels sont les projets crypto de Trump visés par le Congrès ?
Ces projets, présentés comme des outils de financement alternatifs ou de fidélisation politique, n’ont jamais été soumis à une régulation claire. Le Congrès américain, désormais dominé par les démocrates, pourrait désormais examiner leur conformité avec les lois existantes, notamment le Howey Test (cadre juridique définissant les actifs comme des titres financiers).
Aucun détail concret sur les investigations n’a été rendu public, mais des auditions pourraient être lancées pour évaluer les risques de fraude ou de manipulation de marché. Les démocrates, traditionnellement plus favorables à une régulation stricte des actifs numériques, pourraient aussi s’intéresser aux liens entre ces projets et des acteurs financiers controversés.
Qui décide des sanctions ou de la fermeture de ces tokens ?
En l’absence de régulateur centralisé pour les cryptomonnaies, deux acteurs pourraient agir :
- Les plateformes d’échange : des géants comme Coinbase ou Binance pourraient suspendre la cotation des tokens jugés non conformes, sous peine de sanctions.
Cependant, aucune décision n’est encore actée. Les partisans de Trump pourraient, en retour, dénoncer une « chasse aux sorcières » politique.
Les investisseurs sont-ils protégés ?
Contrairement aux actions ou aux obligations, les cryptomonnaies ne bénéficient pas de garanties publiques. Aucune assurance ne couvre ces risques, et les recours juridiques sont longs et incertains.
Pour les investisseurs institutionnels, le risque est aussi réputationnel : être associé à un actif lié à une figure politique en pleine controverse pourrait dissuader les fonds de continuer à financer le secteur.
Cette crise pourrait-elle étendre ses effets au-delà des tokens de Trump ?
Le cas des cryptomonnaies liées à Trump pose une question plus large : celle de la régulation des tokenized assets (actifs tokenisés) aux États-Unis. Si le Congrès démontre une capacité à faire cesser des projets jugés illégaux, cela pourrait inciter d’autres acteurs politiques ou entreprises à éviter ce modèle, perçu comme trop risqué.
À l’inverse, une régulation trop lourde pourrait freiner l’innovation dans un secteur déjà fragilisé. Les partisans des cryptomonnaies arguent que ces actifs permettent une décentralisation financière, incompatible avec un contrôle étatique renforcé.
Prochaine étape : une audition au Congrès avant décembre ?
Les démocrates ont jusqu’à fin novembre pour organiser des auditions préliminaires.
Le sort des tokens de Trump dépendra donc de la rapidité avec laquelle le Congrès agira, mais aussi de la réaction des plateformes d’échange et des tribunaux. Une chose est sûre : cette affaire pourrait servir de test pour l’avenir des cryptomonnaies politiques aux États-Unis.