ScienceUn balado explore les croisements entre arts, sciences et technologies
R Galaxie Rédaction · 5 novembre 2026 à 08:02 · 3 min de lecture
Le Réseau Hexagram de l’UQAM lance une nouvelle saison de sept épisodes de REC, une série audio réunissant chercheurs et artistes pour interroger les transformations contemporaines. Une initiative qui interroge le rôle des arts dans la compréhension des enjeux scientifiques et technologiques. Les premiers épisodes devraient être disponibles sous peu.
Les auditeurs de REC, le balado du Réseau Hexagram, vont découvrir une nouvelle saison de sept épisodes où chercheurs, artistes et étudiantes se rencontrent pour analyser les mutations de notre époque. Pour les professionnels des arts et des sciences, cette série offre une plateforme pour échanger sur des sujets souvent cloisonnés. Pour le grand public, elle propose une approche accessible à des questions complexes, comme l’impact des intelligences artificielles sur la création ou la place des savoirs autochtones dans les innovations technologiques.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large où les frontières entre disciplines se brouillent. Les institutions comme Hexagram, qui dépend de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), jouent un rôle clé en facilitant ces échanges. Leur mission, depuis sa création en 1990, est de soutenir les projets artistiques et culturels à l’interface des savoirs. Avec REC, Hexagram renforce cette vocation en proposant un format audio, à la fois pédagogique et créatif.
Un format qui interroge les limites entre recherche et création
La série REC se distingue par son approche interdisciplinaire. Chaque épisode met en dialogue des chercheuses et chercheurs avec des artistes ou des étudiantes, autour d’un thème précis. Par exemple, un épisode pourrait explorer comment les algorithmes transforment les pratiques artistiques, tandis qu’un autre pourrait s’intéresser à la manière dont les communautés autochtones réinventent les technologies numériques. Ces discussions ne se limitent pas à un constat : elles cherchent à identifier des pistes concrètes pour repenser les rapports entre science, art et société.
Cette méthode n’est pas nouvelle. Cependant, REC se singularise par son format audio, plus accessible que les conférences ou les publications savantes. Le balado permet d’atteindre un public plus large, y compris ceux qui ne se rendent pas dans les salles de concert ou les amphithéâtres universitaires.
Qui finance et qui produit ce type de projet ?
Les séries comme REC reposent souvent sur des financements publics ou des subventions institutionnelles. Ces fonds permettent de rémunérer les intervenantes et intervenants, de couvrir les frais de production (enregistrement, montage, diffusion) et de promouvoir la série.
Cependant, la pérennité de ces projets dépend aussi de leur capacité à séduire un public au-delà des cercles académiques. REC mise sur des formats courts et dynamiques pour attirer les auditeurs. Reste à savoir si cette stratégie suffira à assurer une audience stable sur le long terme, alors que les budgets publics pour la culture restent sous pression.
Quels enjeux pour les artistes et les chercheurs ?
Pour les artistes, participer à une série comme REC offre une visibilité et la possibilité de dialoguer avec des expertises qu’ils ne croisent pas toujours dans leur pratique quotidienne. Les chercheurs, quant à eux, y trouvent un moyen de vulgariser leurs travaux sans sacrifier leur rigueur. Mais ces collaborations soulèvent aussi des questions : comment éviter que la recherche ne soit réduite à un simple support pour la création ? Comment garantir que les artistes ne soient pas instrumentalisés pour donner une légitimité superficielle à des projets scientifiques ?
Ces interrogations ne sont pas nouvelles. REC semble vouloir esquiver ces écueils en privilégiant des échanges horizontaux, où chaque partie conserve son autonomie.
Et après la diffusion ? Les pistes à explorer
Pour les auditeurs, l’enjeu sera de suivre cette série avec attention, tout en restant critiques face à ses limites.
Plusieurs questions restent en suspens. Comment mesurer l’impact réel de ces initiatives sur les pratiques artistiques et scientifiques ? Peut-on imaginer une collaboration plus profonde entre les institutions, au-delà des projets ponctuels ? Enfin, dans un contexte où les budgets culturels sont souvent les premières victimes des restrictions, comment assurer la durabilité de ces formats hybrides ?
Ce que vous pouvez vérifier ou faire concrètement
- Explorer les ressources : Hexagram propose souvent des compléments aux épisodes, comme des interviews ou des ressources bibliographiques. Consultez ces documents pour approfondir les thèmes abordés.
Participer à des résidences de recherche-création ou à des ateliers interdisciplinaires peut être une façon concrète de contribuer à ces dynamiques.
Photo : JKizzieHumanities, CC BY-SA 4.0, via Openverse.
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