Un penalty refusé à Arsenal relance le débat sur l'efficacité de la VAR en Premier League
R Galaxie Rédaction · 8 novembre 2026 à 06:01 · 4 min de lecture
La décision arbitrale controversée lors du match entre Arsenal et Hull City samedi dernier a ravivé les discussions sur les limites de la vidéo-assistance en football professionnel. Les supporters et experts s’interrogent sur l’interprétation des règles et son impact sur le jeu.
Pour les supporters d’Arsenal, le match contre Hull City samedi dernier aurait pu se conclure différemment. Un penalty refusé par l’arbitre Farai Hallam, assisté de la VAR, a privé les Gunners d’une occasion claire. Kai Havertz, auteur d’une frappe stoppée par le gardien de Hull, Nobel Mendy, aurait dû être sanctionné pour une faute commise sur lui. Pourtant, la décision de la vidéo-assistance a été sans appel : Havertz était en position de hors-jeu au moment du contact. Cette décision, saluée par les supporters locaux, a relancé un débat récurrent sur l’application des règles en Premier League.
Le mécanisme d’une décision arbitrale sous contrôle vidéo
En Premier League, comme dans la majorité des compétitions professionnelles, la VAR (Video Assistant Referee) intervient pour trancher sur trois types de situations : les buts, les penalties et les cartons rouges. Pour qu’un penalty soit accordé, trois critères doivent être réunis : une faute claire, commise dans la surface de réparation, et un joueur en position régulière. Dans le cas d’Arsenal, la VAR a statué sur le troisième point : la position de Havertz au moment du contact.
La règle du hors-jeu, codifiée par l’IFAB (International Football Association Board), est appliquée de manière stricte. Un joueur est considéré comme hors-jeu s’il se trouve plus près du but adverse que le ballon et le deuxième dernier adversaire au moment où le ballon est joué. Ici, l’image vidéo a confirmé que Havertz avait franchi cette ligne avant le contact avec Mendy. Pourtant, l’angle de la caméra et le timing du geste de Mendy ont alimenté les critiques.
Les arguments en faveur de la décision arbitrale
Les défenseurs de la VAR soulignent que son introduction en 2019 avait pour objectif précis de réduire les erreurs arbitrales et d’apporter plus de transparence. Dans ce match, la décision a été prise après une analyse minutieuse des images, avec plusieurs angles de vue consultés. Selon les protocoles en vigueur, l’arbitre ne peut pas revenir sur une décision de hors-jeu validée par la VAR, même si elle semble subjective.
Par ailleurs, les instances du football professionnel insistent sur la nécessité de maintenir une cohérence dans l’application des règles. Une décision favorable à Arsenal dans ce cas précis pourrait ouvrir la porte à des interprétations variables selon les arbitres, ce qui irait à l’encontre de l’esprit de la VAR : uniformiser les décisions.
Les objections et les limites de la technologie
Pour les détracteurs, cette décision illustre les limites de la VAR, notamment dans les situations où le jugement humain reste indispensable. La technologie ne peut pas toujours capturer l’intention ou la nuance d’un geste. Dans ce cas, Mendy a semble-t-il anticipé une frappe de Havertz, ce qui pourrait justifier une sanction pour faute de jeu dangereux, même si le joueur était techniquement hors-jeu.
La règle du hors-jeu est complexe, et sa traduction en images fixes ou en ralenti peut prêter à confusion. Certains estiment que la VAR, en se concentrant sur des aspects techniques, perd de vue l’aspect dynamique du jeu.
Ce qui reste à établir : l’impact sur le jeu et les supporters
Plusieurs questions demeurent en suspens. Tout d’abord, comment les instances du football pourraient-elles clarifier les règles pour éviter des situations similaires à l’avenir ? Une révision des protocoles VAR, comme celle envisagée après la Coupe du Monde 2022, pourrait-elle apporter des réponses ?
Ensuite, quel est l’impact psychologique de telles décisions sur les joueurs et les supporters ? Un penalty refusé peut non seulement influencer le résultat d’un match, mais aussi miner la confiance des équipes. Dans ce cas, Arsenal a finalement remporté le match (score non mentionné dans les sources), mais la frustration liée à cette décision plane encore.
Enfin, la VAR est-elle un outil au service du jeu, ou un frein à sa fluidité ? Son rôle est de corriger les erreurs, mais son utilisation excessive peut aussi figer certaines situations, au détriment du spectacle.
Prochaine étape : vers une révision des règles ?
Les débats sur la VAR ne sont pas nouveaux. Après chaque décision controversée, les appels à une réforme se multiplient. La FIFA et l’UEFA pourraient être amenées à réexaminer les protocoles d’utilisation de la vidéo-assistance d’ici la fin de l’année, en concertation avec les ligues professionnelles. Une consultation des arbitres, des clubs et des supporters sera probablement nécessaire pour trouver un équilibre.
En attendant, les matchs de Premier League continueront de se jouer sous le regard scrutateur des caméras. La question n’est pas tant de savoir si la VAR est parfaite, mais comment l’améliorer pour qu’elle serve le football, et non l’inverse.
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